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Ezekiel Mphalele

AU BAS DE LA SECONDE AVENUE

Né le 17 décembre 1919 à Pretoria, Mphalele est l’un des plus grands écrivains sud-africain. Il entre à l’école à l’âge de 13 ans. Entre 1939 et 1940 il enseigne avant de rejoindre l’équipe du magazine Drum. En 1957, il part en exil au Nigeria.


Ezekiel Mphalele
Il murmure des histoires aux couleurs de la seconde avenue.
Des histoires qui riment, qui rient, qui grognent, qui puent, qui dansent.
Comme la seconde avenue.
Des histoires qui vont et viennent, qui frappent, qui blessent, saignent, crient, s’évadenr. Comme la seconde avenue.
Il murmure des histoires de tous les jours au coin de la seconde avenue.
Des histoires de menottes ou d’exil, d’âmes ou de corps, de vie ou de mort.
Sur les trottoires de la seconde avenue.
Et il s’esclaffe. Pour régénérer la vie.
Down the seconde avenue.


David Gakunzi
Rédigé le Mercredi 14 Décembre 2005 à 00:00 | Lu 1714 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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