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Expulsion

LA SALINE

Le 15 décembre 1967, le plus grand bidonville de Port-au-Prince, construit sur la décharge publique de la capitale, est en feu.


Expulsion
Messieurs : cric !
Mesdames : crac !
Une épaisse fumée s’échappe de l’enchevêtrement des cahutes s’étalant en bordure de mer, à la sortie nord de Port-au-Prince. La Saline est en feu. Les 5 000 Haïtiens qui l’habitent, fuient devant les flammes. Le sinistre organisateur de cette expulsion est Adolphine Duvalier. Elle avait fait prévenir les habitants de la Saline qu’il leur fallait évacuer le quartier. Quelques heures après son avertissement, les taudis étaient transformés en torche.
“ C’est le cadeau de fin d’année du Président Duvalier aux Port-au-Princiens “, écrira un journaliste haïtien pour glorifier et immortaliser l’évènement.

D.G
Rédigé le Dimanche 14 Décembre 2003 à 00:00 | Lu 2103 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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