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Epsy Campbell comme Barack Obama?

Une femme politique qui monte et qui inspire ses supporteurs à l’aider à apporter les changements sociaux au Costa Rica espère devenir la première présidente en Amérique Latine à s’auto-identifier comme noire.


Epsy Campbell comme Barack Obama?
SAN JOSE – Elle veut devenir la première présidente noire du pays. Elle se décrit comme un agent du changement qui s’attaquera aux intérêts spéciaux. Onze semaines avant les élections primaires au sein de son parti, elle traine dans les sondages derrière un opposant plus expérimenté. Malgré tout, elle espère construire une large base en allant chercher par le biais d’Internet.

Cela vous semble-t-il familier?

Les gens appellent Epsy Campbell la Barack Obama du Costa Rica. Campbell, une militante charismatique qui a récemment annoncé sa candidature à la présidence exclue la comparaison. Mais elle affirme qu’elle a été profondément inspirée par Obama. Elle était présente à la Convention Nationale du Parti Démocratique, a suivi la campagne de très près et a pleuré quand Obama a gagné.

''Il a brisé le plafond de verre pour les Africains Américains, les Afrodescendants de l’Amérique Latine et pour ceux à travers le monde,'' déclare-t-elle.

Campbell deviendrait la première présidente de l’Amérique Latine et des pays hispanophones de la Caraïbe issue des populations qui s’auto-identifient comme noirs, indique Tanya Hernandez, professeur à la Faculté de Droit de l’Université George Washington à Washington, D.C. Sa campagne marque une étape importante dans une région où, selon l’historien George Reid Andrews, on estime à 22% la population ayant des ancêtres Africains.


i[''Comme l’élection d’Obama, [sa victoire] apporterait un grand sentiment d’espoir aux gens]i,'' affirme Hernandez, qui connait bien le travail de Campbell. ``Même s’il ne s’agit que d’une seule personne, il s’agit d’une vision que nous n’avions jamais pensé vivre.''


Campbell, dont les grands-parents et arrières grands-parents ont immigré au Costa Rica en provenance de la Jamaïque au début des années 1900 est un membre actif du Parti Action Citoyenne (PAC) un parti de gauche et le plus puissant de l’opposition au Costa Rica. En 2006, elle était candidate à la vice-présidence sur un ticket en compagnie du fondateur du parti Ottón Solís. Et ils ont perdu d’un point pourcent.

Campbell envisage désormais de défier Solís au cours de l’élection primaire du parti qui se déroulera le 31 Mai. Comme Obama, elle s’est engagée à se battre pour la justice et les opportunités, pour de meilleures écoles, de meilleurs emplois et de meilleurs soins de santé. Elle a promis de travailler avec ses ennemis idéologiques, de construire un consensus et de s’attaquer aux problèmes nationaux.

''La classe politique traditionnelle reste ancré dans le passé, elle nous polarise plutôt que de rechercher le dialogue, en répondant aux intérêts spéciaux plutôt que de rechercher l’harmonie,'' disait-elle le 16 février dernier lors de la conférence de presse organisée pour annoncer sa candidature. ``Il est temps d’inspirer les gens, d’accéder à l’énergie qui générera le changement dans ce pays.''

En écho à l’une des phrases favorites de Barack Obama, elle ajoute, 'Le mot le plus important ne doit pas être `Moi,' mais plutôt 'nous,' le peuple.''

Auteure et oratrice prolifique, Campbell a travaillé en tant que consultante internationale sur les problèmes raciaux et de genre, et elle fut coordinatrice du Réseau des Femmes Afro Latino Américaines et Afro Caribéennes de 1997 à 2001.

Elle estime que la diversité raciale du Costa Rica mérite une plus grande reconnaissance. Mais dans un pays où seuls 2% de la population s’auto-identifie conne noire, Campbell semble aller au-delà de la politique raciale, tout comme l’a fait Obama.

''Parlons de mes idées et de ma vision,'' répondait-elle à une question sur la race. ``Considérons nous les uns les autres comme égaux, comme des êtres humains que nous sommes.''

Campbell a 45 ans, comme Obama lorsqu’il a annoncé sa candidature. Et comme lui, elle cherche à aller chercher les jeunes électeurs par le biais d’une vaste campagne internet.

Campbell a organise deux discussions en ligne le mois dernier, et elle écrit régulièrement sur les sites de réseaux sociaux Facebook et Twitter. Tout comme Obama avait promis de révéler le nom de son choix de vice-président en premier lieu à ceux s’étant enregistrés pour recevoir ses alertes sous forme de messages textes, les amis de Campbell' sur Facebook furent également les premiers à être informé de sa candidature à la présidence.

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga
http://www.miamiherald.com/news/5min/story/945627.html



Guy Mbarga
Rédigé le Dimanche 22 Mars 2009 à 00:03 | Lu 955 commentaire(s)




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