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Élisabeth Ndala

La reine de la BAB's Galerie

La Congolaise installée à Paris veut "rendre hommage à l'Afrique, exposer des talents émergents ou confirmés, et les faire grandir".


© BAB’s Galerie
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Le parcours de cette jeune femme de 34 ans, d'origine congolaise, est de ceux que l'on rencontre peu : surprenant, déroutant, inspirant. Sa passion pour l'art, c'est l'histoire d'« une rencontre », celle de l'artiste Amdy By Fall en 2002 sur l'île de Gorée au Sénégal où elle croise le regard et le talent de l'artiste. Elle sait désormais que sa vie va basculer.
Titulaire d'un DUT en gestion et d'un DEESMA à l'ESA de Grenoble, Élisabeth Ndala débute sa carrière dans le nucléaire en tant qu'acheteuse, puis poursuit en tant que chef de produit marketing dans le digital au sein d'EDF. Dix années s'écoulent, pendant lesquelles « son âme de créatrice » et l'envie de manager l'artiste ne la quittent plus. Elle entame un troisième cycle en conduite de projets culturels à l'IESA, et ouvre enfin sa première galerie à Bagnolet où on y croise au détour d'une toile, des femmes en boubou, des passants curieux, ou bien encore des amateurs d'arts confirmés. « Cosmopolite », c'est comme cela qu'elle définit sa galerie.

Influences africaines : de Myriam Maxo à Claudie Dimbeng

© BAB’s Galerie
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Depuis avril 2015, la galerie a pris ses quartiers au cœur du 7e arrondissement de Paris. Sa ligne artistique : des œuvres fortes, à la fois esthétiques et engagées, qu'Élisabeth Ndala retrouve aussi dans les créations d'artistes africains, caribéens ou tout simplement aux influences africaines. Ces artistes, elle s'applique à les sélectionner et à les promouvoir avec « un regard bienveillant et attentif » comme elle a su le faire en 2013 lors d'une exposition collective réunissant 10 artistes africains.

Pari tenu. Le peintre engagé marocain Hassan Mimouni, le plasticien Alexis Peskine dit l'« Afropéen », pour son art entre traditionalisme africain et artisanat antique européen, la créatrice Myriam Maxo, célèbre pour ses œuvres colorées au design ethnique et son doudou en wax « DD », tous se sont donné rendez-vous en ce début d'année 2016 à la BAB's Galerie, pour une invitation au voyage dans un univers créatif moderne, talentueux, saisissant. Et ce n'est qu'un début. Élisabeth Ndala reconnaît que l'entrée des jeunes artistes africains en galerie reste « compliquée » et l'art africain pas assez valorisé à son goût. La jeune femme aux yeux d'ébène reconnaît avoir un engouement certain pour l'Afrique et souhaite donner sa chance aux artistes émergents de tout horizon qui sauront éveiller sa sensibilité.

En attendant, prochain rendez-vous en avril 2016 avec l'artiste ivoirienne, Claudie Dimbeng, à l'origine du « mixed art relief », pour une exposition intitulée « Le Premier Homme était une femme ». De l'Afrique à la Norvège en passant par les Émirats arabes unis, c'est désormais au tour de la BAB's Galerie de recevoir cette artiste internationale dont ce ne sera ni la première ni la dernière apparition au cœur du 7e arrondissement.

Source lepoint.fr

Par Carine Saint-médar
Rédigé le Lundi 28 Mars 2016 à 15:27 | Lu 3118 fois | 0 commentaire(s)






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La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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