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David Diop

SOULÈVE LA TERRE

Né à Bordeaux le 9 juillet 1927 d’un père sénégalais et d’une mère camerounaise,
David Diop a passé la plus grande partie de sa vie en France avant d’aller enseigner en Guinée. Mort le 29 Août 1961 dans un accident d’avion, David Diop a laissé un recueil de poèmes - mixture de colère et de tendresse.
Poète militant il a fustigé la colonisation et appelé l’Afrique à la prise de conscience et à la révolte.


David Diop
David Diop
Comme une plante arrachée au sein maternel il avait été arraché à sa terre.
sa mémoire avait mal mais il y avait toujours dans ses yeux cette chaude fidélité d’un coeur sans angoisse qui par-delà les souffrances grandit, grandit.
Comme une citadelle l’espoir vivait en lui.
Au forçat du Congo qui plie, qui plie, qui plie, qui ne regarde plus avec le rire dans les yeux ; Au lynché d’Atlanta au visage de peur et d’angoisse et qui meurt sans savoir pourquoi, sans savoir pourquoi, sans savoir pourquoi, il cria : “ Non ! Que ton cri soulève la terre. “


David Gakunzi
Rédigé le Jeudi 12 Juin 2003 à 00:00 | Lu 1081 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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