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Congo Terminal

Le port de Pointe Noire renforce son leadership sur la logistique portuaire en Afrique

Les travaux sur le Port Autonome de Pointe-Noire (Congo Braz­za­ville) battent leur plein. Ils ont débuté en avril dernier, quatre mois après l’attribution de la concession du terminal à conteneurs au groupe français Bolloré associé à l’opérateur congolais Socotrans, à l’issue d’un appel d’offres très disputé et encadré par les bailleurs de fonds.


Congo Terminal
Le projet, baptisé «Congo Terminal », fera du port autonome de Pointe Noire le plus important port en eau profonde du Golfe de Guinée.
Objectif : un million d’EVP par an en 2020
Les travaux vont allonger le linéaire de quai de 270 mètres pour le porter à une longueur totale de 1500 mètres avec un tirant d’eau de 15 mètres, permettant ainsi d’accueillir les portes conteneurs de prochaine génération d’une capacité de 7 000 EVP (Equivalent Vingt Pieds), quand les autres ports africains sont adaptés à de plus petites capacités (1 000 à 4 000 EVP). A terme, «Congo Terminal » disposera de 38 hectares de surfaces de stockage (contre 17 aujourd’hui), de 14 portiques de quai et de 34 potiques de parc. Les moyens mis en oeuvre devraient lui permettre d’at­teindre un trafic d’un million d’EVP par an à l’horizon 2020 contre environ 200 000 en 2008. Le port autonome de Pointe-Noire sera également doté d’un guichet unique maritime (GUMAR) pour simplifier les formalités administratives et d’un système de contrôle des conteneurs au rayon laser pour renforcer la lutte contre la fraude douanière et le trafic des produits dangereux.

570 millions d’euros d’investissements et plus de 1000 salariés
Les investissements programmés sur la durée de la concession (27 ans) représentent une enveloppe de 570 millions d’euros. 500 millions seront prises en charge par le groupement Bolloré Africa Logistics – Socotrans, 53 millions par l’Agence française de développement (AFD) et le reste par la Banque de développement des États d’Afrique centrale (BDEAC). «Congo Terminal » permettra aussi de développer l’emploi sur le port de Pointe-Noire. Les effectifs permanents augmenteront tout au long de la durée de la concession et devraient atteindre 1000 salariés d’ici 2018 (contre 230 permanents aujourd’hui). En parallèle, le chantier générera plus de 200 emplois pendant les travaux d’infrastructure.

Des bénéfices pour toute l’Afrique centrale
Le Port Autonome de Pointe Noire renforce ainsi sa position de leader en matière de logistique portuaire en Afrique. Considéré comme un ''hub'' de transbordement des ports du Golfe de Guinée, il fait l'objet depuis 2006 d'un Programme d'investissement prioritaire (PIP) d'un montant global 91 millions d'euros financé par des bailleurs de fonds internationaux. «Congo Terminal » profitera aussi aux ports voisins en devenant le point de chute des navires trop lourds pour Douala (Cameroun), Luanda (Angola) ou encore Matadi (RDC). Il permettra ainsi de mettre à disposition des armateurs maritimes une infrastructure de premier ordre située au croisement des principales routes maritimes mondiales et de dynamiser les échanges sur les corridors terrestres et fluviaux d’Afrique Centrale


WILFRID MASSAMBA
Rédigé le Dimanche 5 Septembre 2010 à 15:17 | Lu 1756 fois | 0 commentaire(s)





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