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Concert pour le Gabon : Une Aurore se lève, au Café de la Danse, Paris

Le 21 janvier 2017


La culture gabonaise dans sa diversité

Depuis le 27 août dernier, on parle beaucoup du Gabon, en raison du destin particulier de ce pays. Un président non-élu qui s'accroche au pouvoir à l'heure où d'autres acceptent la défaite. Un président élu mais empêché d'exercer ses fonctions. La démocratie bafouée, des manifestants tués par dizaine. Un pays qui traverse une période étrange, traversé par une crise sociale, économique, politique et où des gens de la société civile s'accrochent à un monde qui n'existe plus et des leurs voisins aspirent à rentrer dans ce nouveau monde, peu importe l'inconnu. Pendant ce temps, certains artistes gabonais se taisent. D'autres choisissent de parler, ou plutôt de chanter, ce qui est assez rare pour être souligné. Un chanteur africain n'est pas là uniquement pour faire danser les gens dans les stades. Il est là aussi pour apporter une forme de transcendance qui n'est incompatible avec le divertissement. Au contraire. Ainsi, Tita Nzebi, Jearian, François N'Gwa, Jann Halexander, Chyc Polhit seront réunis pour chanter le Gabon, leur Gabon, au Café de la Danse le 21 janvier 2017. A ne rater sous aucun prétexte (réservation conseillée).

Sonia V.
Rédigé le Vendredi 16 Décembre 2016 à 16:01 | Lu 3154 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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