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Compay Segundo est mort

Le chanteur cubain est décédé ce lundi à l'âge de 95 ans. Star dans son île, il avait dû attendre 1997 pour obtenir la gloire internationale avec "Buena Vista Social Club".


Compay Segundo
Compay Segundo
A Cuba, les chansons fusaient des balcons à son passage, les enfants le suivaient dans la rue et les touristes se pressaient pour le saluer : Compay Segundo, qui s'est éteint lundi à La Havane des suites d'une infection rénale, est définitivement entré dans la légende.


De son vrai nom Francisco Repilado Munoz, il était né en 1907 près de Santiago de Cuba, berceau du "son", la musique traditionnelle cubaine de la fin du XIXe siècle, ancêtre de la salsa. Métissé noir et andalou, ce fils de cheminot a exercé plusieurs métiers, rouleur de tabac, ébéniste, coiffeur, acteur, mais la musique l'a toujours rattrapé. Il a même inventé un instrument "l'harmonico", guitare à sept cordes.


C'est en 1934 qu'il commence en fait à tisser sa légende à La Havane, où le "son" connaît un essor sans précédent. Il rencontre notamment Bény Moré, le père de la salsa moderne, et part ensuite au Mexique où il grave ses premiers 78 tours. En 1948, il acquiert le surnom qui le rendra célèbre. Cette année-là, il crée en effet le duo Los Compadres (Les compères) dans lequel il chante la deuxième voix, dite "segunda". Compay lâche ensuite le groupe à la fin des années 50 pour jouer sous son propre nom.

Buena Vista Social Club
Buena Vista Social Club
Venu très tardivement à la notoriété internationale, Compay Segundo avait notamment été révélé par le film "Buena Vista Social Club" du cinéaste allemand Wim Wenders, sorti en 1999, deux ans après l'album du même nom qu'il avait enregistré avec le guitariste américain Ry Cooder et des sommités de la musique cubaine comme Ibrahim Ferrer, Ruben Gonzalez ou Eliades Ochoa. Son ultime disque, Duets, était sorti en janvier 2002 et il avait donné son dernier concert en France en août dernier dans le cadre du "Festival du bout du monde" sur la presqu'île de Crozon en Bretagne.


Espiègle, malicieux, d'un maintien impeccable, défiant les injures du temps, Compay Segundo livrait sans hésiter les secrets de sa joie de vivre : le cigare, les fleurs, le rhum et les femmes. "Les femmes sont une source d'inspiration, sans femmes il n'y a rien, mais je n'aime qu'une femme à la fois" ajoutait-il avec malice. "Bien sûr, reconnaissait-il, avec le succès, elle me trouvent plus beau qu'avant".


basango
Rédigé le Jeudi 17 Juillet 2003 à 00:00 | Lu 1481 fois | 1 commentaire(s)





1.Posté par piacentino johanna le 15/10/2006 12:22 | Alerter
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putain ca cétéé du sacré bonhomme !!!tjrs dan mon ame !!!!!

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