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Colombie

60% des personnes déplacées par la guerre civile en Colombie sont Afrocolombiens

Alors que le Président George W. Bush presse le Congrès de considérer la signature du Traité de Libre Échange entre les États-Unis et la Colombie, les activistes de leur côté veulent être certains qu’un plus grand nombre de personnes savent de quelle manière cet accord affectera la population noire de la Colombie.


Marino Cordoba , activiste Afrocolombien et leader de l’organisation AFRODES (Asociación de Afrocolombianos Desplazados/Association des Afrocolombiens Déplacés ; www.afrodes.org) était à l’Université de New-York le vendredi 28 mars pour évoquer ce problème.

Même si l’administration Bush loue officiellement l’actuel Président Álvaro Uribe Vélez pour les efforts qu'il réalise pour mettre fin à la rebéllion de plus 40 ans entre les guérillas des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) et les Forces Unies de défenses de la Colombie(AUC) et l'armée , beaucoup d’activistes Afrocolombiens et des forces de l’opposition ne pensent pas qu’ Uribe en a fait assez pour mettre fin à la guerre civile.

La Colombie demeure le deuxième pays ayant le plus de personnes déplacées dans le monde seulement derrière le Soudan et 60% des déplacés sont des Afrocolombiens qui possèdent des titres de propriétés, mais qui ont été forcés violemment de quitter leurs maisons.

Les Afrocolombiens sont toujours les victimes des combats qui se poursuivent entre les forces de droite et celles de gauche dans leur nation. Le groupe AFRODES a été créé par des Afrocolombiens qui, à cause des combats ont été déplacés de leurs communautés traditionnelles le long de la côte Pacifique colombienne.

Cordoba a indiqué que si le Traité de Libre Échange est signé, cela n’aidera pas les Communautés Noires de Colombie. L’Article 55 de la Constitution colombienne et la Convention 169 de l’Organisation Internationale du Travail demande que les frocolombiens et les indigènes Amérindiens soient consultés lorsque leur nation signe un traité qui touche leur territoire, leur environnement, leur sécurité alimentaire ou leur droit à l'autodétermination.

Le gouvernement colombien n'a pas consulté les représentants de la communauté Afrocolombienne ou indigène avant de signer le Traité de Libre Échange, une réalité qui rend cet accord potentiellement illégal selon la loi colombienne.

Une partie du Traité suggère le lancement d'un plus grand nombre de méga projets agricoles sur la Côte Pacifique Colombienne. Les promoteurs cultivent depuis des années des palmiers à huile de façon illégale sur les terres destinées aux Afrocolombiens, poussant ainsi les habitants hors de la région et détruisant l'environnement en utilisant la technique de la monoculture qui réduit les nutriments du sol.

Le gouvernement de Colombie envisage de cultiver plus de 645 millions de pieds de palmier à huile et de promouvoir la culture à grande échelle de la cane à sucre et du maïs. "Cet accord de libre échange ne bénéficie pas aux Afrocolombiens ou aux peuples Indigènes," a indiqué Cordoba aux étudiants de la NYU. "Mais ici aux États-Unis, on en fait la publicité comme s'il s'agit de quelque chose qui aidera toute la Colombie. Il ne s'agit en fait qu'une menace contre nos droits."

Traduit de l'Anglais par Guy Everard Mbarga
http://afropresencia.com/id27.html

Guy Mbarga
Rédigé le Dimanche 20 Avril 2008 à 12:36 | Lu 2522 commentaire(s)


Tags : colombie



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