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Citoyennes à part entière.

Ce que veulent les femmes afrodescendantes et indigènes d’Amérique Latine

Les représentantes des communautés de femmes indigènes et afrodescendantes d’Amérique Latine ont appelé à l’approfondissement des réformes au niveau de l’État dans la région afin de garantir la participation de politique équitable de ces secteurs de la population.


L’appel a été lancé lors du panel “Citoyenneté et droits des femmes indigènes et afrodescendantes ”, dans le cadre de la 10ème Conférence Régionale sur la Femme d’Amérique Latine et de la Caraïbe de la CEPAL (Conferencia Regional sobre la Mujer de América Latina y El Caribe, de la CEPAL), qui s’est tenu à Quito entre le 6 et 9 août.

L’évènement parallèle était co-organisé par le Fond des Nations Unies pour les Femmes (Unifem), et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Institut International de Recherche et de Formation des Nations Unies pour la Promotion de la Femme (INSTRAW) et le Forum Permanent pour les Questions Indigènes.

Les femmes indigènes et afrodescendantes ont traditionnellement été exclues du pouvoir politique, raison pour laquelle il est urgent de faire tomber les barrières institutionnelles et personnelles qui représentent un obstacle pour leur participation, ont indiquées les femmes leaders au cours du panel.

“Pour que les femmes indigènes et afrodescendantes puissent exercer leurs droits politiques et être des citoyennes de première classe, il faut vaincre les inégalités historiques et on y arrivera en restructurant l’État”, a indiqué Otilia Lux de Coti, leader de l’ethnie Maya-Quiché et du Forum Permanent pour les Questions Indigènes.

“Pour que l’État soit équitable, il faut le restructurer, changer sa nature. Et il y a urgence à ce qu’un effort soit fait à tous les niveaux de la société pour développer la capacité des femmes indigènes et afrodescendantes afin qu’elles participent à la reconstruction de l’État”, a ajouté Lux de Coti, qui fut ministre de la Culture au Guatemala.

Malgré les avancées enregistrées 12 années après la Quatrièmes Conférence sur les Femmes de Beijing, les leaders indigènes ont déclaré durant la réunion de Quito que les ethnies dans la régions “font face à une situation critique accentuée par l’application croissante de politiques macro-économiques qui méconnaissent les droits collectifs de nos peuples.”

De nombreuses personnes sont expulsées des territoires ancestraux, ce qui contribue à la construction de boucles de misère et d’extrême pauvreté dans les grands centres urbains et accentue la violence, la discrimination et le racisme.

Pour Inés Barbosa, leader afrodescendante du Brésil et ancienne sous-secrétaire des Politiques d’Actions Affirmatives de son pays, “le racisme et le machisme boivent à la même source”.

Barbosa a insisté durant le panel sur l’apport fondamental des femmes indigènes et afrodescendantes à la gouvernance des États, du fait qu’elles sont les actrices de la résolution de conflits économiques et sociaux. Une contribution non reconnue par la société.

“Nous devons nous poser une question: Pourquoi être noire et être indigène signifie être pauvre? Nous avons contribué à la construction des économies de nos pays, nous avons été les substituts de l’État dans les politiques publiques”, a indiqué Barbosa qui est actuellement Coordinatrice du Programme Genre, Race/Ethnie et Pauvreté Unifem Brésil et Cône Sud.

Margarita Antonio, représentante du peuple Miskito du Nicaragua, estime qu’il est urgent d’arriver à ce que les forces et les capacités que les leaders indigènes et afrodescendantes ont réussi à obtenir au cours des dix dernières années dans les forum internationaux “réussissent à pénétrer la vie quotidienne de nos sœurs dans les communautés”.

Mais Antonio, chercheur associée du Centre d’Études et d’Information de la Femme Multiethniques (investigadora asociada del Centro de Estudios e Información de la Mujer Multétnica) a prévenu que “cela ne dépend pas seulement de nous, mais aussi des États, des agences de coopération et de la société en général, c’est-à-dire que c’est seulement en regroupant toutes les volontés que nous réussirons à faire reconnaître nos droits politiques.”

Les femmes leaders ont également lancé un appel pour que la 11ème Conférence Régionale sur la Femme ait pour thème fondamental les droits des femmes indigènes et afrodescendantes pour analyser les avancées des gouvernements dans la réduction des brèches d’iniquité.

Traduit de l'Espagnol par Guy Everard Mbarga

http://www.impulsar.org/index.php?option=com_content&task=view&id=797&Itemid=2

Par Guy Mbarga
Rédigé le Vendredi 24 Août 2007 à 18:13 | Lu 1348 commentaire(s)




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Vendredi 5 Juin 2009 - 16:33 CHILI

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