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Christophe de Margerie

« la priorité des priorités, c'est la lutte contre le changement climatique »


Christophe de Margerie
Christophe de Margerie
Dans une interview au journal « Le Monde » le PDG de Total, Christophe de Margerie, considère que l’Europe, maintenant que l’euro est hors de danger, doit faire de la lutte contre le changement climatique sa priorité No 1. « On nous dit, et j'écoute, que le changement climatique, c'est une question de vie ou de mort. C'est un sujet sérieux avec lequel il ne faut pas plaisanter.» assure-t-il.

Selon le PDG de Total, le gaz de schiste constitue une alternative sérieuse aux énergies les plus polluantes comme le charbon. « Dire que le gaz de schiste est plus polluant que le charbon reviendrait à dire que les Américains, qui ont réduit leurs rejets de gaz à effet de serre de 3 %, grâce à la substitution du charbon par le gaz, sont des menteurs... »

Concernant les techniques alternatives à la fracturation hydraulique, Christophe de Margerie ne les voit pas pour demain : « Les techniques de fracturation hydraulique vont continuer à évoluer, mais pour le moment, il n'y a pas d'alternative. La piste de la fracturation de la roche par arc électrique sur laquelle nous travaillons avec l'Université de Pau n'est pas concluante. En tout état de cause, les chances qu'un travail conceptuel de laboratoire se transforme en technique réellement utilisable sont faibles. Il faut compter entre dix et vingt ans pour développer une technologie de rupture. »

Quant aux énergies solaires, mal en point depuis quelques mois, pour le PDG, la « bulle solaire » créée par la surcapacité mondiale de production, ne se résorbera pas avant 2014. Mais Total continue de croire dans cette énergie, tout en prêchant la prudence : « Total a sauvé SunPower, numéro 3 mondial du solaire.(…) Nous continuons à croire au photovoltaïque même si ce secteur est dans une situation compliquée. Les produits de SunPower ont un énorme avantage sur leurs concurrents : ils sont meilleurs en rendement comme en durée de vie. Mais, dans un marché déprimé, cela ne suffit pas. En attendant que le marché se rétablisse, il n'est plus question de nouvel investissement. »

Source Agence Ecofin

Agence Ecofin
Rédigé le Jeudi 17 Janvier 2013 à 07:43 | Lu 493 fois | 0 commentaire(s)






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