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Les Afrodescendants se redécouvrent

Les populations noires au nord du Chili ont commencé à s'étudier elles-mêmes pour récupérer les caractéristiques de leur identité. Les études culturelles, sociales et politiques sur ces groupes afrochiliens enregistrent des avancées importantes, même si elles n'en sont qu'à leurs débuts, selon l'éducatrice chilienne Martha Salgado Henríquez, membre du Groupe Barlovento.


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L'afrochilienne explique que la construction de l'identité des afrodescendants du Chili “est pratiquement un processus nouveau. ”

Nous nous sommes rendus en 2000 à la Conférence de Santiago de Chile, puis nous sommes allés à Durban en Afrique du Sud, pour la conférence (Mondiale contre le racisme 2001) qui a eu le plus grand impact sur le monde des afrodescendants. À partir de là, nous avons commencé un processus consistant à véritablement étudier nos origines. Ce fut une processus lent et il restera lent”, indique Salgado.

Les premiers afrodescendants nés au Chili sont la résultante d'un processus géopolitique, puisque Arica, ouu ils restent établis jusqu'à présent avait appartenu au Pérou jusqu'à la Guerre du Pacifique ( Guerra del Pacífico). Salgado rappelle que les africains arrivèrent au Chili en provenance du Port del Callao pour s'installer dans les vallées et en majorité dans la Vallée d'Azapa.

Le travail de Salgado, en tant que présidente de l'Alliance des Organisations Afrodescendantes de la Région d'Arica Parinacota( Alianza de Organizaciones Afrodescendientes de la Región de Arica Parinacota) , a principalement consisté à sauvegarder la culture (danse, gastronomie, les récits, etcétéra), avoir une incidence politique et impulser un projet gouvernemental pour la reconnaissance des afrodescendants chiliens.

Un des succès des afrochiliens est d'avoir obtenu la reconnaissance par l'État de “La route de l'esclave” comme patrimoine culturel de ce pays, en vue de sa diffusion touristique.

Mais Salgado admet que les recherches n'en sont qu'à leur début dans le reste du Chili. Car il y a eu d'autres routes d'entrée des esclavisés au pays, par exemple, le port de Valparaíso et la Cordillera de los Andes, utilisée pour traverser à pieds de Buenos Aires à Santiago de Chile.

L'éducatrice a bon espoir que les études sur les populations noires au Chili contribueront à impulser des politiques publiques visant à améliorer leurs conditions de vie et leurs droits. Selon Salgado, les afrodescendants représentent 3% de la population, ce qui se traduit à Arica par environ 4000 personnes.

Cristian Báez est un autre afrochilien, administrateur d'entreprise qui développe depuis six ans le projet “La table ronde de nos grands parents afro (i[La mesa redonda de nuestros abuelos y abuelas afro)”]i, un projet réalisé avec 20 aînés et qui permet de sauvegarder les danses, les chants, les poésies, les carnavals, les manières de vivre, de travailler et des visions particulières du monde des afrochiliens du passé par le biais d'outils historiques.

Ces expériences seront sauvegardées dans le livre “Lumbanga. Memorias orales de la cultura afrochilena” (Lumbanga. Mémoires orales de la culture afrochilienne) qui sera publié prochainement.

Traduit de l'Espagnol par Guy everard Mbarga

Guy Mbarga
Rédigé le Vendredi 5 Juin 2009 à 16:33 | Lu 1449 commentaire(s)




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