Connectez-vous
BASANGO
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager

Brixton revolt

BRIXTON BRÛLE

le 11 avril 1981, Brixton, la banlieu jamaïcaine de Londres, est secouée suite à plusieurs bavures policières, par des émeutes antiracistes.


Brixton revolt
Brixton brùle , Brixton est en feu.
Pas de fric, pas de boulot envue. Rien que des persécutions policières. Tu marches dans la rue et on t'arrête. Pour rien.
Au commissariat du coin on ne t'inculpe pas, on t'insulte.
Mieux on te rosse.
Ainsi s'écoule quotidiennement la vie des jeunes immigrés en Grande-Bretagne.
Leurs parents ont été emportés par des dizaines de bateaux dans les années 50.
Après avoir coupé la canne pour leur Empire, on leur avait promis l'Eldorado en métropole. Ils ont ramassé les ordures et les injures. Et quelques Livres.
Les fils refusent de jouer le même rôle, ils le trouvent pas drôle. " Si vous voulez nous faire faire les mêmes boulots merdeux que nos parents, disent-ils à la société, allez vous faire voir ! "
Ils ont une autre faim.
Ce qui arrive aujourd'hui devait arriver.
Brixton brûle, Brixton est en feu. Des barricades sont sorties des pavés, des cocktails Molotov volent. Bataille rangée entre jeunes et flics.

David Gakunzi
Rédigé le Mercredi 2 Avril 2003 à 00:00 | Lu 770 commentaire(s)




À lire aussi :
< >

Mardi 25 Octobre 2016 - 17:28 Série. “Atlanta” :

Vendredi 8 Avril 2016 - 18:11 Driss Homet

Sous le manguier | Mots d'ailleurs | Tout converge









Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





Facebook
Instagram
Twitter