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Booba, le rappeur "number one"

Booba : "Je ne me reconnais pas dans le rap français, car il renie tout ce qui est américain."

Bien que pratiquement privé de médias, Booba règne une nouvelle fois sur le Top 50. Son dernier
album, Lunatic, s'est classé numéro un en première semaine avec 48.000 ventes. Juste avant qu'il ne
reparte pour Miami, où il vit la moitié de l'année, nous avons abordé avec lui quelques sujets qui lui
tiennent à coeur.


BOOBA
BOOBA
Le rap français.
Je n'appartiens pas au mouvement rap français, je ne me reconnais pas en lui, car il
renie tout ce qui est américain. Le rap est américain, comme le reggae est jamaïquain, et on ne peut
pas s'en dissocier. Je n'ai aucun rapport avec le rap français. Si je croisais Joeystarr, il ne se passerait
rien, sauf s'il me regardait de travers. Il n'aurait pas intérêt à le faire, il le regretterait.

Miami et Tony Montana.
Je suis bien à Miami, la vie est confortable, je fais du sport, il fait beau.
Je ne suis pas particulièrement fasciné par Tony Montana, mais son jusqu'au-boutisme suicidaire me plaît. Je fréquente des gangsters à Miami, je ne fréquente pas qu'eux, mais j'en connais. Je vis dans un quartier chaud où, l'autre jour, deux types se sont fait descendre en bas de chez moi, et des hélicoptères ont tourné toute la nuit au-dessus de mon immeuble. J'ai besoin de cette adrénaline pour vivre.
P. Diddy.
J'ai rencontré Diddy à Saint-Tropez. On lui a dit que j'étais le numéro un en France et cela a
capté immédiatement son attention, car c'est un businessman qui sait où est son intérêt. Et il était ravi
de venir sur mon album.

L'hostilité des médias. Je suis numéro un malgré l'animosité des médias à mon égard. L'industrie
m'ignore, les Victoires de la musique m'ignorent. Je ne passe pas à la radio, on ne m'invite pas à la
télé, et pourtant je suis numéro un. Qu'est-ce qu'ils s'imaginent, les gens de télé ? Que je vais me
pointer sur le plateau avec un pitbull et un kalachnikov en bandoulière ? Je sais me tenir, je suis un
homme bien élevé. Par contre, 50 Cent, qui s'est pris sept balles dans le corps et qui a été dans tous
les trafics, est reçu avec les honneurs en prime time. C'est logique, ça ?

Yannick Noah.
C'est le personnage public préféré des Français, je trouve donc son silence d'autant
plus choquant après les propos de Guerlain. C'est scandaleux qu'il n'y ait pas eu d'autres réactions.
Dire que c'est juste un vieux con ne suffit pas. La violence. On me parle souvent de la violence de mes textes, ils sont surtout raccord avec notre époque. Nous vivons dans un monde de violence, tout notre système est violent. Pendant que nous parlons, des avions chargés de missiles survolent le monde et les trois quarts de la planète se font la guerre.
Booba sera en concert à Pointe-Noire le 19 février 2011
Source: Le point.fr

Par SACHA REINS
Rédigé le Mercredi 9 Février 2011 à 16:35 | Lu 1167 fois | 0 commentaire(s)






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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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