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Bois Caïman

JETEZ PORTRAITS DIEU BLANC

Le 14 août 1791 Boukman réunit au Bois Caïman un grand nombre d'esclaves. Ils prêtent serment. Cette cèrèmonie va marquer les débuts de la révolte de Saint-Domingue.


Boukman
Boukman
Cric: compère!
Crac: comère!
Tous sont venus. Ils sont là. La foudre aussi. Elle
zèbre de ses éclairs éblouissants un ciel nuageux.
La pluie laboure le sol tandis que les arbres de la
forêt se tordent et se lamentent, les grosses
branches tombent avec fracas. Au milieu de
l'assemblée une vieille femme se lève. Le corps
en transe elle chante, pirouette sur elle même un
grand coutelas au-dessus de sa tête. D'un geste
vif la vieille femme plonge son couteau dans la
gorge d'un cochon dont les grognements se perdent
dans le rugissement de la tempête. Le sang gicle,
il est recueillit fumant et distribué à la ronde aux participants à la
cérémonie. Boukman se lève et prononce ces paroles:
" Bon Dieu qui fait soleil, Qui clairé tout en haut, qui soulevé la mer,
Qui fait l'orage gronder, Bon Dieu là z'autres tendez, Cachez dans son nuage.
Et là li gardé nous. Li vouai tout ça Blancs fait, Bon Dieu mandé crime, Et pas
nous vlé bienfaits, Mais Dieu là qui si bon, Ordonnez nous vengeance.
Li va conduit nous. Li baille nous assistance. Jetez portraits Dieu blanc.
Qui soit d'Ian dans yeux nou. Coutez la liberté qui nou couer à nous tous"

David GAKUNZI
Rédigé le Dimanche 13 Août 2006 à 08:08 | Lu 2845 commentaire(s)




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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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