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Béatice du Congo

“ LE CHRIST EST NOIR “

Le 2 juillet 1706, une jeune femme de 22 ans. Donna Béatice Cimpa
Vita est brûlée vive par des missionnaires qui l’accusent d’hérésie.
Considérée comme une prophète par les siens, elle était au centre d’un mouvement messianique qui voulait restaurer le royaume du kongo.


“ LE CHRIST EST NOIR “
“ LE CHRIST EST NOIR “
Vêtue d’un pagne de couleur verte en fibre de raphia, la tête ornée d’une couronne de fibres, elle parcourt le pays avec ses disciples, les petits Antoine.
Elle est en contact avec le ciel
et en particulier avec saint Antoine
Partout où elle passe elle délivre le même méssage :
“ La véritable terre sainte est ici au Kongo. Les fondateurs de la religion catholique sont de notre race et le Christ est né à Sao Salvador que les Blancs appellent Bethléem. “
Sur terre, elle a pour mission de trouver l’homme qui mettrait fin aux guerres et restaurerait le royaume du Kongo.
“ Le Christ est noir, dit-elle.
Le ciel est destiné aux Africains, dit-elle. “
Illuminé par la magie de sa parole, le peuple n’écoute plus les catéchistes, le peuple
n’écoute plus les missionnaires.
Cette femme est dangeureuse. Pour cause d’hérésie, on va l’arrêter et labrûler sur
un grand bucher.



David Gakunzi
Rédigé le Jeudi 12 Juin 2003 à 00:00 | Lu 1396 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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