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Ballades chaloupées

Dobet Gnahoré


Dobet Gnahoré
Dobet Gnahoré
Par instants, Dobet Gnahoré laisse s’envoler une vocalise de yodel, zappant allégrement entre voix de poitrine et voix de tête, tout comme le font les femmes pygmées menacées d’extinction. Puis on retrouve cette chaude et tendre voix d’alto, mêlée à de doux accords de guitare et à la cadence légère de la calebasse ou du balafon. Et ses ballades pénétrantes
nous vont droit au cœur. En grande chansonnière, l’artiste ivoirienne compose elle-même
les textes et la musique de ses chansons. Elle y dénonce la cruauté humaine et l’injustice.
Dans des langues africaines et en français, elle parle de la tristesse, de l’espoir ou du sida. Son album Ano Neko (Créons ensemble) associe musique mandingue, rumba congolaise, ziglibiti ivoirien, bikutsi camerounais, highlife ghanéen et chœurs zoulous. Des sonorités jazz et flamenco sont perceptibles.Toutes ces couleurs appartiennent à une musicienne
de 21 ans, appelée à ensorceler les fans de world music sur tous les continents.


Dobet Gnahoré: «Ano Neko» (Contre-Jour / RecRec) Musique

Un seul monde
Rédigé le Mercredi 10 Novembre 2004 à 00:00 | Lu 2367 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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