Connectez-vous
BASANGO
Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable
Partager

BRCK, une petite boîte pour être connecté sur toute la planète


BRCK, la petite boîte pour être connecté sur toute la planète. ©
BRCK, la petite boîte pour être connecté sur toute la planète. ©
Permettre l’accès à Internet de (presque) n’importe où sur la planète… et a fortiori depuis des zones reculées du continent africain. Tel est l’objectif ambitieux que s’est fixé la start-up BRCK.
« L’idée est partie d’un défi personnel », explique Philip Walton, directeur général de l’entreprise. En 2012, Erik Hersman, cofondateur de la plate-forme d’alerte Ushahidi, évoque, lors d’une conférence en Afrique du Sud, l’idée d’un routeur portatif qui permettrait de se connecter à Internet de n’importe où. On lui répond qu’un tel produit est trop compliqué à imaginer pour l’Afrique.
« C’est ce jour-là que l’idée de BRCK est vraiment née », se souvient Philip Walton qui rejoint l’aventure peu après. Trois ans plus tard, BRCK n’est plus un projet imaginaire mais un petit boîtier plastique, de la taille d’une brique et coûtant 249 dollars.


« Au moins un signal 3G »

Permettre l' accès à Internet de (presque) n'importe où sur la planète et a fortiori depuis des zones reculées du continent africain. Tel est l' objectif ambitieux que s'est fixé la start-up BRCK. ©
Permettre l' accès à Internet de (presque) n'importe où sur la planète et a fortiori depuis des zones reculées du continent africain. Tel est l' objectif ambitieux que s'est fixé la start-up BRCK. ©
Commercialisé depuis juillet 2014 à Nairobi (Kenya), il permet « de se connecter à Internet avec une autonomie de 8 heures, explique Philip Walton. Seule condition : que la zone reçoive au moins un signal 3G. » Il faut insérer une carte SIM pour qu’une vingtaine d’appareils puissent se brancher sur le réseau.
Pour arriver à ce résultat, les cinq cofondateurs (Erik hersman, Reg Orton, Philip Walton, Julia Rotish et David Kobia) ont tout d’abord été aidés par la notoriété d’Ushahidi, qui a hébergé la start-up et dont Erik et Julia sont cofondateurs.
De premiers soutiens amis, venant de Steve Case (cofondateur d’AOL), John Gage (un des pionniers de Sun Microsystem) et même du chanteur Bono (leader de U2) permettent le financement du prototype en novembre 2012. La suite est plus classique. Une campagne de crowdfunding sur Kickstarter, permet à l’équipe de récupérer 172 000 dollars.

« Les soutiens sont venus de 47 pays et nous ont montré que ce projet intéressait au-delà de l’Afrique et des pays émergents », note Philippe Walton. Un an plus tard, en juillet 2014, le premier tour de table d’investisseurs apporte 1,2 million de dollars alors que la commercialisation démarre. C’est ce mois-là également que la structure se détache légalement d’Ushahidi.
Le marché potentiel pour un tel boîtier est, sur le papier, gigantesque. Selon des données de la communauté d’Afrique de l’Est (réunissant le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie), 90 % des écoles et 30 % des hôpitaux de cette zone n’ont pas accès à Internet. « Depuis le début de la commercialisation, nous avons une forte demande de fournisseurs de contenus scolaires, précise Philippe Walton. Notre dispositif permet aux écoles de ne pas avoir à télécharger de contenus lourds, tels des vidéos qui sont localement hébergées sur le boîtier. »

Au fil des mois, l’appareil apparaît tout autant comme une solution pour des zones très éloignées que pour « des utilisateurs urbains ou périurbains afin de palier les coupures de courant extrêmement fréquentes, poursuit l’entrepreneur. BRCK agit alors comme un réseau de secours. Les clients sont extrêmement divers : nous avons reçu des demandes des Philippines qui font face aux mêmes problèmes de connectivité qu’en Afrique ! »
L’entreprise a déjà deux autres projets en préparation : un boîtier associé à un petit ordinateur et une plus grosse version du boîtier, qui pourra être placé à l’extérieur avec une autonomie de batterie plus importante. L’entreprise espère produire 2 000 boîtiers en 2015 avec un secret espoir : les faire fabriquer le plus rapidement possible en Afrique et non aux Etats-Unis, comme actuellement. Principalement pour des raisons de fiscalité et de frais de douanes.

Source lemonde.fr

Par Laure Belot
Rédigé le Samedi 11 Avril 2015 à 11:24 | Lu 958 fois | 0 commentaire(s)


Tags : BRCK, Kenya, NTIC




À lire aussi :
< >

Mercredi 9 Décembre 2015 - 11:09 Sandy Mayetela

L'OEIL DE BASANGO | LISAPO | TAM-TAM | TENTATIONS | ÉCONOMIE | DÉCOUVERTE | BASANGO TV | BONS PLANS











Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

Un foisonnement de couleurs et de motifs influencé par l'Afrique
Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




Facebook
Instagram
Twitter