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BELLE MERE, BELLE FILLE

HOSTILITÉ OU SERÉNITÉ

Adopter une attitude saine en cultivant une ouverture d’esprit mais surtout faire comprendre à son conjoint l’importance de son implication pour atténuer les malentendus, Et accorder la bonne place à chacune.


Dans la famille parfaite, je voudrais…la Belle mère ! Honnie hier, la famille est adulée aujourd’hui, véritable refuge, lieu béni ou l’on peut vivre le bonheur parfait…les femmes de nos jours expriment librement leur problématique relationnelle avec leur belle-mère. La belle mère d’aujourd’hui a également été une bru hier, essence même du sentiment de conspiration. Dans la famille du 21ième siècle, la perfidie et les manoeuvres tordues, loin d’émaner exclusivement de la simple belle mère, sont souvent le fait de la « Reine mère », blessée, jalouse et bien décidée à ne pas céder sur le pouvoir qu’elle exerce encore sur son « enfant ». « Toute femme contient une belle mère » (Jules renard). Le statut de Belle mère, est loin d’être inné. Progressivement naissant, puis insistant. Dès les premières amours de nos fils, nous connaissons nos premiers émois de belle mère. Fière de voir notre fils affectueux nous percevons déjà un détachement de leur part, jusqu’au jour où véritablement, ils choisissent de quitter le cocon familial. Nous voilà, alors, remplacée…Le sentiment de rivalité s’installe viscéralement, on observe son fils, le voyant devenir adulte de prime abord, considérant que l’on n’a pas encore fini de l’éduquer ! Paradoxe….ou Paroxysme de la maman ?
Et pourtant la bru dont on rêve, c’est la femme parfaite qui partage nos valeurs, qui apprécie les qualités de notre rejeton, qui l’épaule, l’aime et le dorlote comme nous l’avons fait. Malgré tout, lorsque ce rêve devient réalité, c’est alors que la tension et la jalousie prennent forme.
Les mauvaises relations que peuvent entretenir une belle mère et sa bru s’alimentent de la critique négative, du dédain que la Belle mère peut avoir pour l’épouse de son fils, qui « ne fait rien de bien » et n’est pas à la hauteur de son fiston, devenu adulte. La mère est souvent possessive, envahissante, jalouse et terrifiante dès lors qu’il faut partager son bébé. Sur la Belle mère, on peut diriger toute la colère et l’agressivité que l’on ressent parfois pour sa propre mère.
N’ayez surtout pas la malchance de tomber sur la belle mère caricaturale, autoritaire ou encore, adepte de petits pics insignifiants, balancés avec cet air ingénu qui vous pousse à l’agressivité ! Parce que leur vérité à elles, quel qu’en soit le sujet, est la seule qui vaille.

Copyright (2018) Wilfrid Massamba
Copyright (2018) Wilfrid Massamba
Alors, aux âmes téméraires, vous pouvez choisir le conflit à vie ou lui claquer la porte au nez, mais cette méthode peut être épuisante. Les moins intrépides, choisiront de rester agréable en tachant d’ignorer purement et simplement toutes ces mesquineries l’indifférence étant la meilleure des sagesses quand la situation devient ingérable. Le plus malheureux dans cette situation est assurément le fils de l’une, conjoint de l’autre, car le dilemme est délicat, voir périlleux, mais en vérité il n’y a jamais de choix à faire car chacune joue un rôle bien rôdé dans la vie de leur homme tant aimé, ce qui les distingue est le degré d’intérêt que l’une et l’autre veut tirer de sa place aux côtés de ce dernier.
Cette situation étant ambigüe, l’attitude la plus subtil est de composer avec la conciliation, sans pour autant se laisser submerger par la belle mère. Mutualiser les points communs des deux femmes peut s’avérer utile, en effet, cela peut être le meilleur moyen de nourrir une complicité.
Adopter une attitude saine en cultivant une ouverture d’esprit mais surtout faire comprendre à son conjoint l’importance de son implication pour atténuer les malentendus, Et accorder la bonne place à chacune.
La mère est malheureusement trop souvent suppléée dans son rôle de belle mère par ses filles, notamment. En discréditant l’épouse de leur frère. Avec un regard plus acerbe, elles reportent leurs propres vécus sur leur belle soeur. Malheureuses dans leur foyer, ou encore, célibataires malgré elles, elles sont majoritairement représentées par des femmes seules, veuves ou divorcées…Un foyer heureux est un foyer ou l’on se sent suffisamment bien pour ne pas avoir, ni le temps, ni le besoin de s’occuper de celui d’une autre. La noirceur de ce portrait sur nos belles mères, n’est certainement pas le plus représentatif, fort heureusement il existe de merveilleuses belles mères, adorables qui considèrent leur bru comme leur propre fille, avec un souci de bien conseiller sa jeune belle fille. Elle prend son rôle à coeur et assure que le relais soit pris et mis entre les meilleures mains pour son bien aimé de fils. Joue à souhait, à la baby Sitter et tient sincèrement à tisser un lien fort avec sa belle fille pour le bonheur et l’harmonie de la famille que son fils a choisie. A l’instar du portrait tracé, ces belles mères sont des plus épanouies et heureuses en ménage. Ainsi, plus infernal encore que le tandem mère-fille, le binôme «belle-maman versus bru» semble une source inépuisable de conflits familiaux. Face à ce mythe inexpugnable, pas si facile de trouver la «bonne distance» avec des « mères » que l'on n'a pas choisies. Gérer une relation incontournable, ni trop positive ni trop négative, n'autorisant ni un entier détachement ni une position fusionnelle, où chacun fait en sorte que ça se passe bien.
La compétition qui s'exerçait sur la bonne tenue du ménage étant en voie de disparition, nous, belles filles d'aujourd'hui tentons de nouer la plus honorable des amitiés ! Question d'époque !

Belle mère : Nom féminin
synonyme : Marâtre, commère


Arlette BAKOU
Rédigé le Mercredi 8 Juin 2011 à 09:01 | Lu 1924 fois | 0 commentaire(s)






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