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Anne-Marie Kibongui

LES ÉDITIONS CULTURES CROISÉES AU SERVICE DE L’INTERCULTURALITÉ

Quand un auteur envoie un manuscrit à une maison d’édition, ce manuscrit est lu et analysé, et la possibilité de publication en est estimée en fonction de critères divers : son contenu, le style, les chances de réussite, les implications matérielles et financières de la publication. L’éditeur garde toute liberté d’accepter ou de refuser. En cas de refus, la réponse est fournie souvent très longtemps après ; au bout de six mois ou plus parfois, l’auteur reçoit une lettre succincte du genre « Nous avons le regret de vous dire que nous ne pouvons publier votre ouvrage. » Trop souvent aucune explication n’est fournie au malheureux candidat.


Il est vrai que les éditeurs sont submergés par les manuscrits à lire et sont tentés de penser qu’il existe plus d’auteurs potentiels que de lecteurs !…
(L’auteur potentiel, notons-le au passage, tombe parfois dans le piège d’un éditeur qui lui demandera une grosse somme pour éditer le livre, et ne s’occupera nullement de la diffusion du livre.)
Les auteurs étrangers francophones sont d’autant plus défavorisés par ce système que s’il y a quelques fautes portant sur le vocabulaire, les niveaux de langue ou sur la grammaire, le livre ne sera pas retenu par l’éditeur quelle que soit la richesse du texte.
La pratique de l’inter-culturalité et les message contenus dans les ouvrages de nombre d’ auteurs étrangers francophones exigent un autre comportement éditorial, quelle que soit la nationalité de l’auteur. Ce constat est à l’origine de la création de l’association Editions Cultures Croisées, multiculturelle également par sa composition.
Notre ligne d’édition est assez souple, le but étant de contribuer à l’inter-culturalité en offrant des facilités d’édition aux porteurs de messages, dans un esprit d’échange et non de polémique. Toutefois nous ne prenons pas d’ouvrages trop spécialisés dans des disciplines qui nécessiteraient, pour la lecture des manuscrits, le concours de spécialistes et ne s’adresseraient qu’à un public universitaire restreint.

Les manuscrits que nous recevons sont lus par un comité de lecture et si des difficultés d’écriture se présentent dans un ouvrage digne d’intérêt, nous proposons à l’auteur de travailler avec nous à l’amélioration de son manuscrit ; s’il joue le jeu et accepte cette condition, ce livre sera retenu.
Bien entendu, parmi les nombreux manuscrits que nous recevons, il nous faut toujours faire un choix, être exigeants sur la qualité définitive du livre et tenir compte de nos moyens financiers. Nous aussi gardons notre liberté pleine et entière d’accepter ou refuser d’éditer un livre.

Le travail d’édition proprement dit est effectué en bénévolat, mais il nous reste à couvrir des frais d’impression, de correspondance, de publicité, de maintien en état du matériel informatique, de déplacements. .. aussi nous adoptons le principe de tirage restreint avec possibilité de refaire d’autres tirages en cas de ventilation rapide du stock de base. Lorsqu’un candidat dispose de revenus, nous lui demandons de participer aux frais d’impression selon ses possibilités. Nous ne commençons à verser de droits d’auteurs qu’à partir du moment où les frais d’impression et de publicité sont couverts.
L’auteur trouve chez nous la possibilité de publier son livre, pas de vivre de sa publication. Nous lui souhaitons d’avoir, grâce à ce livre, l’occasion d’être publié par de grandes maisons d’édition s’il le souhaite

L’association assure également des services payants de relecture de mémoires ou de thèses. L’association, à but non lucratif, fait tourner son capital ne gardant que le cash-flow minimal pour continuer son activité principale.



Anne-Marie Kibongui
Rédigé le Dimanche 1 Janvier 2006 à 14:57 | Lu 2256 commentaire(s)




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