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AMARA LA NEGRA

LA CHANTEUSE AFRO-LATINA FIÈRE DE L’ÊTRE

Elle compte s’imposer sur le devant de la scène internationale.


Amara © DR
Amara © DR
Après la rappeuse Cardi B, la télé réalité Love & Hip Hop a révélé Amara La Negra. Née en 1990 à Miami, Dana Danelys De Los Santos (de son vrai nom) a été élevée par une mère célibataire venue de la République dominicaine.

Sa couleur de peau foncée, son caractère assumé et décomplexé, sans oublier ses cheveux naturels et sa langue maternelle, l’espagnol, font d’elle une personne singulière sujette à de nombreuses critiques négatives au sein de la communauté hispanique, voire en général. Aujourd’hui, Amara La Negra souhaite devenir un modèle pour toutes les afro-latinas peu représentées.

Elle revendique son identité et fait comprendre qu’on peut être latina et noire

« Tu es trop noire pour être hispanique » ou « tu parles espagnol, tu ne peux pas être noire »… autant de reproches auxquels la chanteuse a dû faire face. Amara La Negra – qui a décidé de se nommer ainsi pour embrasser pleinement ses origines – se bat pour une envolée des critères raciaux. Elle souhaite que tous acceptent qu’une Afro-Latina est tout simplement une femme d’ascendance africaine et hispanique. Et qu’elle n’a pas à choisir entre ses origines.

Amara La Negra s’est confrontée à de nombreux défis en raison de son identité : « Être une Afro-latine dans le marché hispanique est particulièrement difficile parce que tu dois travailler deux fois plus pour faire tes preuves (…), quand on parle d’une latina, on pense à Sofia Vergara, Jennifer Lopez ou Shakira mais pas à une personne qui me ressemble. Pourtant je suis 100% latina” regrette-elle dans une interview au magazine Latina.

Elle a été victime de racisme
Être discriminée pour sa couleur de peau ou encore ses cheveux… elle sait ce que ça fait. Malheureusement, c’est une situation récurrente pour elle. Elle la vit depuis toute petite. Les dernières remarques racistes envoyées à son encontre ont été vues des millions de fois. Dans un épisode de Love & Hip Hop, le producteur Young hollywood – prêt à la signer – lui demande d’avoir un « certain look », d’être « plus Beyoncé et moins Macy Gray » et de ne pas porter son afro qu’il ne trouve pas « élégant ». En plus de l’appeler « Nutella Queen », il a remis en cause son identité. « Afro-latina ? Tu dis ça parce que tu es africaine ou parce que tu portes un afro ? ». Quelques temps après la diffusion de cet épisode, la chanteuse a signé un contrat de plusieurs millions de dollars avec Fast Life Entertainment Worldwide and BMG.

De plus, certains internautes l’accusent de faire du black face, c’est-à-dire de noircir son visage. Amara La Negra est alors obligée de se défendre en publiant des vidéos d’elle plus petite pour prouver qu’elle est bien noire.

En début d’année, elle écrivait sur Instagram : « De nos jours, tu dois tout expliquer, on me pose des questions sur chaque partie de mon corps » en montrant une vidéo d’elle enfant lors d’un concours de beauté.

Pendant six ans, la jeune fille était la seule enfant noire de l’émission Sabado Gigante en 1994. Elle était soit tout derrière, soit au milieu...

Sa carrière avant tout
Le 20 mars 2018, elle publie sur son compte Instagram un extrait de son nouveau single intitulé « Insecure ». Habituée aux sonorités pop et raggaeton, elle révèle un tout autre style avec cette chanson : « Je voulais montrer une facette différente d’Amara La Negra. Ma musique sera aussi joyeuse et pétillante que moi. », annonce-t-elle lors d’une interview accordée à The Fader. Le public attend avec impatience son EP et qui sait ? Peut-être explosera-t-elle comme Cardi B, avec qui elle aimerait collaborer.

Ce succès serait une suite logique pour celle qui prépare sa carrière depuis ses 4 ans. Cours de danse toute la semaine, de théâtre sans oublier les cours de chant… Amara La Negra a passé le plus clair de son enfance à se préparer pour l’avenir. « En réalité, je ne sais même pas faire du vélo, nager ou faire du roller. Je ne sais pas faire les choses que faisait un enfant pour s’amuser en grandissant » avoue-t-elle aux lecteurs de Latina.

Elle porte ses cheveux naturels

Amara la Negra
Amara la Negra
Fière de son héritage culturel, Amara la Negra arbore un afro dense et volumineux entretenu par les soins de sa mère. “Elle aime utiliser de l’avocat, de l’huile de cannelle et de la lavande dans mes cheveux. Elle aime créer ses propres mélanges qui fonctionnent très bien sur mes cheveux. Elle me masse le cuir chevelu et utilise ses anciennes recettes dominicaines parfaites pour mes cheveux » informe-t-elle au BET en avouant ajouter quelques extensions.

Elle est à la tête d’une marque de vêtements
Chanteuse, performeuse mais aussi entrepreneure ! Amara La Negra est une véritable business woman aux multiples casquettes. En plus d’assumer sa carrière artistique, elle dirige ALN, une marque de prêt-à-porter qui propose des t-shirts, maillots de bains, casquettes et consorts.

Celia Cruz, une afro-latina qui l’inspire
Sur ses réseaux sociaux, Amara La Negra ne cesse de poster d’anciennes photos d’elle et de la chanteuse de musique cubaine et de salsa, Celia Cruz. Son rôle-modèle à qui l’on doit l’album récompensé aux Latin Grammy Awards La Negra Tiene Tumbao ( 2002).

Source intothechic


Leslie Muya
Rédigé le Mercredi 21 Mars 2018 à 18:11 | Lu 3895 fois | 0 commentaire(s)






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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018





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