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A Dakar, le balafon emporté par les flows


© YOURI LENQUETTE
© YOURI LENQUETTE
C’est un samedi soir à Dakar. Les enfants de Pikine ou de Guédiawaye, banlieues turbulentes, réinventent le hip-hop. Le festival Banlieues bleues consacre, le 10 avril, une soirée, « Dakar Is Rap », à cette scène sous haute tension, qui commente l’actualité politique, du problème de l’eau à la condamnation pour corruption de Karim Wade, fils de l’ancien président de la République.
Au centre de la ville, à deux pas de l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, c’est au Must, club plutôt haut de gamme, que jouent les vétérans de l’Orchestra Baobab, fondé en 1970. Bien en place, coulants, les compères offrent une musique afro-cubaine que dansent des couples avec une élégante fluidité.
Un peu plus loin, la pointe des Almadies est embouteillée jusqu’à l’aube, le long d’une enfilade de boîtes de nuit pour adeptes d’un clubbing à l’occidentale. Un peu plus tôt dans l’après-midi, c’est le Dieuf-Dieul de Thiès qui répétait dans un garage dans le quartier d’Ouakan, placé désormais à l’ombre du monument de la Renaissance africaine, ouvrage onéreux et mégalomane conçu par l’ex-président Abdoulaye Wade.
Dehors, les gosses en tee-shirt jouaient au foot dans la poussière, et dedans le Dieuf-Dieul de Thiès, créé à la fin des années 1970 sous la direction du guitariste Pape Seck, développait un modèle de musique sénégalaise, c’est-à-dire un croisement de jazz, de musique mandingue, d’afro-cubain et de mbalax, le rythme devenu roi chez les Wolofs.
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Source lemonde.fr

Par Véronique Mortaigne
Rédigé le Jeudi 9 Avril 2015 à 09:58 | Lu 1412 fois | 0 commentaire(s)





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Afropunk célèbre la créativité des cultures afro

La dernière édition parisienne du festival underground américain a révélé toute l'étendue des cultures afro-descendantes.

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Né à Brooklyn en 2005, le festival alternatif Afropunk a essaimé aux quatre coins du monde, d'Atlanta à Londres, de Paris à Johannesburg en l'espace de treize ans. Présent pour la quatrième fois dans la capitale le week-end dernier, l'événement célèbre l'affirmation des cultures noires décomplexées et dénonce toutes formes de discriminations raciales, physiques ou sexuelles. « Ce mouvement traduit la volonté de dire que les Noirs ne sont pas associés à un type de musique en particulier », précise l'essayiste et documentariste Rokhaya Diallo qui a animé une des deux journées. « C'est une manifestation extrêmement bienveillante qui prône une forme de liberté que l'on croise dans le public », poursuit-elle. « J'adore m'apercevoir que le spectacle est autant parmi les festivaliers que sur scène, dans les looks des gens se dégagent quelque chose de spectaculaire. » Ouvert absolument à tout le monde, le succès de la formule repose sur un savant mélange d'une programmation musicale éclectique mêlée à la mode, l'art et la ripaille avec une vingtaine de food trucks. Preuve du succès, la manifestation a déménagé du Trianon à La Villette l'année dernière et affichait complet pour cette édition avec 8 000 personnes aux styles vestimentaires pointus. Poids plume à côté du mastodonte new-yorkais et de ses 90 000 spectateurs, la déclinaison française attire déjà les voisins, du Benelux à la Grande-Bretagne, puisque près de 40 % du public est étranger.

ROGER MAVEAU
28/11/2018




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