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Titus Kosmas

L’ambassadeur du Congo (du rire)

« Le rire c’est une thérapie. Dans notre pays on a besoin de ça parce que récemment on a connu beaucoup de tragédies et il faut rendre notre quotidien moins lourd »


Titus Kosmas au Kamer comedy club
Titus Kosmas au Kamer comedy club
Révélation du « Festival International TuSeo 2012 ». Représentant du Congo à la sixième édition du « Festival International du Rire et de l’Humour » à Ouagadougou et ensuite au Gabon et en RDC parmi d’autres projets. Voilà la meilleure lettre de présentation du comique Titus Kosmas, Congolais basé à Pointe-Noire, qui depuis sa petite enfance ne fait que faire éclater le rire les autres. Après son passage par le théâtre, le one man show ou l’islam, Titus se consacre au « Stand Up », genre qui est en train de l‘emmener au top des comiques d’Afrique. Qui ose arrêter ce génie de la scène?

Pourquoi tu as choisi le genre « Stand Up » ?

J’ai commencé le « Stand Up » en 2009, mais c’est en 2011 que cela devient un besoin. Valérie Ndongo, qui est quelqu’un qui a mis en place « l’Africa Stand Up », m’a fait  découvrir vraiment ce monde lors d‘un atelier. Avant d’essayer le « Stand Up » je faisais des spectacles « One man show », mais je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup d’exigences. Quand tu interprètes des personnages, il faut travailler sur la gestuel, la il faut une bonne mise en scène, avoir le matériel… Le « Stand Up » c’est plus direct, il n’y a pas besoin d’accessoires. Le principe est clair : c’est de tenir le public accroché pendant longtemps de temps. Pour chaque action, il doit y avoir une réaction et c’est ça qui m’intéresse.

Il y a certains Medias qui t’appellent l’ambassadeur du « Stand Up » Congolais…

Le « Stand Up » Congolais n’est pas encore vraiment représenté. C’est rare de trouver un « Stand Upper » Congolais, donc je suis peut-être un pionner au Congo avec Fortuné Bateza. C’est pour ça qu’on m’appelle l’ambassadeur. Aussi dans le « Stand Up » que je fais, je me base sur des nouvelles, dans l’actualité du Congo. Ensuite le « Stand Up » c’est une façon décalée de relater le quotidien, c’est une forme complexe d’humour. Je suis allé au Burkina Faso et au Cameroun et j’ai joué le sketch « Tu veux réussir, fais toi pasteur » qui est vraiment la peinture de la société Congolaise et le gens ont compris ça.
Aussi l’humour est complexe parce que ce qui fait rire un Chinois ne peut pas faire rire un congolais, mais par contre il y a de points convergence entre toutes les cultures et si c’est bien joué on va s’éclater de rire.

Quelles caractéristiques doit avoir un bon « Stand Upper » ?

Un bon « Stand Upper » doit être un bon psychologue, et quand je parle de psychologue je veux dire qu’un comique doit savoir à quel moment susciter les émotions du public. Aussi c ‘est très important de garder un bon rythme. Si tu fais 2 ou 3 minutes sans faire rire le public, ça ce n’est pas du « Stand Up », c’est une autre chose. Il faut toujours s’adresser au public comme s’il était un ami. Il faudrait qu’on ait la sensation que ça c’est de l’improvisation, mais ce n’est pas du tout de l’improvisation. Il faut jouer avec la réaction du public.
Dans l’autre coté, la grande difficulté du « Stand Up » se trouve dans l’écriture des textes. Parce qu’on vit dans un monde dans lequel l’humour peut être puni par la loi, lorsqu’il bascule dans la diffamation, dans l’incitation au racisme, dans la discrimination ou l’injure, même si on en n’a pas l’intention. Donc le comique doit utiliser son humour pour faire rire le monde et non pas comme une machine de guerre.

Tu a participé à la sixième édition du « Festival  international du rire et de l’humour » à Ouagadougou au Bénin. Comment as-tu vécu cet échange avec d’autres comiques venants des différents pays ?

Très intéressant. Cela a eu un impact sur ma façon de jouer à l’étranger, parce que déjà le « Stand Up » c’est un art dans lequel tu dois intéresser le public, donc avant d’aller dans le pays qui te reçoit, il faut t’informer sur leurs habitudes, les coutumes, la culture, la nourriture…et quand je suis arrivé j’avais pensé moins à ça et par contre il y avait d’autres comiques qui avaient beaucoup pensé à ça.

Est ce que tu voudrais continuer ta carrière à l’étranger?

Personne n’est prophète chez soi. Au Congo on donne plus d’importance à la personne qui sort du Congo et surtout à ceux qui vont en Europe. Ce n’est pas le seul moyen pour grandir comme comique, mais c’est très intéressant d’aller ailleurs pour acquérir plus de connaissances et après revenir au pays pour partager ces connaissances.



Par Laura Diaz Calvo

Rédigé le Mardi 10 Septembre 2013 à 17:44 | Lu 295 fois | 0 commentaire(s)






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