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RUPTURES

Gastineau MASSAMBA

"Ruptures", très particulière exposition de l'artiste congolais Gastineau Massamba, à partir du 5 Avril à Basango Point Culturel. Gastineau présente sa première grande exposition avec des œuvres engagées, lesquelles prennent leur force grâce à l'utilisation du fil comme matériel de travail. Né dans une famille d’artistes, Gastineau Massamba est aujourd’hui l’un des peintres les plus prometteurs du pays


Gastineau Masamba
Gastineau Masamba
Il est, en effet, l’une des valeurs montantes de la peinture congolaise d’aujourd’hui, sélectionné pour représenter son pays à la Biennale des arts de Dakar, en 2004. Né en avril il y a trente-sept ans dans une famille d’artistes, Gastineau Massamba a de qui tenir. Son père, Albert Massamba, ex-enseignant à l’École des beaux-arts, est un sculpteur-céramiste célèbre. Brazzaville lui doit notamment les fresques du square De-Gaulle et du Belvédère à Bacongo. Quant à sa mère, Béatrice Eyemanboko, c’est une poétesse dont Gastineau conserve jalousement les écrits.

Le Silence Coupable

Gastineau Massamba est un artiste qui ne voudrait pas porter sur son dos la culpabilité de ne pas avoir parlé, raconté ou crié la cruauté du monde. Gastineau Massamba aime prendre des risques et dans cette optique il ne conçoit pas l'art sans engagement. Il aborde donc des sujets tels que les droits des homosexuels, la violence, l'injustice politique ou la protection de l'environnement au Congo.



Toujours insatisfait, Gastineau est à la recherche de l'œuvre unique. Cet artiste a réussi une technique puissante : le fil, lequel est capable de véhiculer un message fort et récurrent. Dans ce cas c’est la forme qui attire l'attention sur le fond et c’est seulement à ce moment là que l'artiste atteint son vrai but. Son œuvre est un manifeste qui ne se tait pas, autrement il serait aussi coupable.
Depuis 10 ans Gastineau Massamba a perfectionné la technique de coudre ses œuvres. Avec des aiguilles de différentes tailles il arrive à modeler et à faire exprimer des toiles en lin, en coton, en papier recyclé ou des vieux livres qu’ il découpe, brûle, cout ou déchire pour obtenir un résultat particulier. Une méthode compliqué et douloureuse (il ne protège pas ses doigts), plein de grands chagrins mais aussi de grandes joies. Un travail qui ne verra la lumière qu’après des années de pratique.
"Ruptures" nous parle de déchirure, de dissidence, de cassure, de l’audace, de l'explosion, de l'impuissance...de ne pas laisser tomber. "Ruptures" c’est de l'art en action. Un art qui pour Gastineau nait de la fusion entre lui, son travail et les quatre éléments de la vie (l’air, le feu, la terre et l’eau). Pour lui, l'art c’est 97% de travail et 3% d'inspiration, mot que d’ailleurs il déteste.
Dans ses œuvres démesurés élaborées pendant des mois d’efforts, Gastineau fait souvent des allusions à la mort en forme de squelettes, de soldats... des allusions aux comptes bancaires, aux dates de naissance ou aux développements technologiques, des thèmes avec lesquels nous cohabitons jour après jour et vers lesquels il ne faut pas rester indifférent. Comme il le dit : "je sais que je ne changerai pas le monde, mais j’apporterai ma pierre à l’édifice, c’est déjà pas mal".


"Rupturas", particular exposiciòn del artista congolés, Gastineau Massamba, a partir del 5 de Abril en Basango Point Culturel. Gastineau presenta su primera gran muestra repleta de obras comprometidas que adquieren fuerza gracias a la utilizaciòn del hilo como material de trabajo.

Gastineau es, en efecto, uno de los valores crecientes de la pintura congolesa de hoy en dìa, seleccionado para representar a su paìs en la Bienal de las artes en Dakar en 2004. Nacido en abril hace treinta y siete anos en el seno de una familia de artistas, Gastineau ha tenido de quien aprender. Su padre Albert Massamba, ex-profesor del colegio de Bellas Artes, es un cèlebre escultor-ceramista. Brazzaville le debe los frescos de la plaza De-Gaulle y el Belvédère en Bacongo. En cuanto a su madre, Béatrice Eyemanboko, es una poetisa de la que conserva celosamente todos sus escritos.

El Silencio Culpable

Gastineau Massamba es un artista que no desea cargar sobre sus espaldas la culpabilidad de no haber hablado, contado o gritado la crueldad del mundo. Massamba ama el riesgo y no concibe el arte sin compromiso, es por eso que aborda temas como los derechos de los homosexuales, la violencia, la injusticia polìtica o la protecciòn del medio ambiente en África.
Siempre insatisfecho, Gastineau busca la obra ùnica. Este artista ha conseguido una tècnica potente basada en el hilo de algodón, material capaz de vehicular un mensaje fuerte pero repetido y agotado en nuestras cabezas. En este caso es la forma la que consigue que prestemos atenciòn al fondo y es en ese momento, cuando el artista obtiene su objetivo. Su obra es un manifiesto que no calla, pues de lo contrario èl tambièn serìa culpable.
Massamba ha ido depurando la tècnica de coser sus obras durante 10 años. Con agujas de distintos tamaños consigue modelar y dotar de expresiòn lienzos de lino, algodòn, papel reciclado o viejos libros que ademàs corta, quema, cose o degarra para obtener un resultado particular. Mètodo complicado y doloroso ( no protege sus dedos), lleno de grandes penas pero tambièn de grandes alegrìas que despuès de anos de pràctica, verà la luz.
"Rupturas" nos habla del desgarro, de la desidencia, del atrevimiento, del estallido, de la impotencia...de no dejar pasar por alto. "Rupturas" es arte en acciòn. Un arte que para Gastineau nace de la fusiòn entre él, su trabajo y los cuatro elementos de la vida - agua, aire, fuego y tierra-. Para él, el arte es 97% trabajo y 3% inspiraciòn, palabra, que de todos modos, dice detestar.
En sus obras de grandes dimensiones elaboradas durante meses de esfuerzo, Gastineau hace continuas alusiones a la muerte en forma de calavera, de soldados...alusiones a cuentas bancarias, a fechas de nacimiento o al desarrollo tecnològico, temas con los que convivimos dìa a dìa y ante los cuales no es posible quedar indiferente. Como èl mismo reconoce "no conseguirè cambiar el mundo, pero una piedra contra el edificio ya es algo"

Rédigé le Jeudi 15 Mars 2012 à 18:36 | Lu 959 fois | 0 commentaire(s)






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