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Ma vie de « rechargeur de téléphones » en Côte d’Ivoire


Une cliente fait recharger son téléphone portable au kiosque de Stéphane Anaky, Abidjan. ©  Israël Yoroba
Une cliente fait recharger son téléphone portable au kiosque de Stéphane Anaky, Abidjan. © Israël Yoroba
Le taux de chômage en Côte d’Ivoire est encore important. 9,4 %, selon les chiffres (2013) de l’Agence d’études et de promotion de l’emploi (Agepe). Selon les mêmes chiffres, le taux de chômage est plus élevé en milieu urbain (15,2 %) qu’en milieu rural (3,8 %). Dans ces zones rurales justement, de plus en plus de jeunes se mettent à leur propre compte. Certains à la fin de leurs études. D’autres (et ils sont nombreux), pour une raison ou pour autre, abandonnent les études pour se lancer dans la vie active. Derniers recours de survie. Portrait de Stéphane Anaky.

A 20 ans, Stéphane Anaky est le « PDG » de son entreprise. Ses bureaux : un « box d’appel » et une plaque où est fixée une cinquantaine de prises électriques. Le tout, installé à ciel ouvert à la grande gare de Grand-Lahou. Ses clients : Les voyageurs qui partent et qui arrivent. « Après de longues heures de route, votre téléphone est déchargé. Le box de ce jeune nous aide à recharger nos batteries », reconnaît une voyageuse, les bagages encore en main.
Le prix de la recharge est de 100 francs CFA. « En moyenne, je charge entre quinze et vingt téléphones par jour », précise-t-il. Quand, à cela, il ajoute les bénéfices des appels émis de chez lui ou les crédits d’appel vendus, il se réjouit : « Mes bénéfices varient entre 5 000 et 7 000 francs CFA par jour ».
Pourtant, Stéphane n’a pas toujours fait ce métier. Quand son père décède, il est contraint d’arrêter l’école en classe de CM2. Il se convertit à la ferronnerie. Sa mère l’encourage. « Ce n’est pas exactement ce que je voulais faire. J’en ai eu marre et j’ai laissé tomber pour autre chose », se rappelle-t-il.

Cette autre chose, Stéphane la trouve dans la culture du manioc. « La famille a un hectare sur lequel j’ai planté du manioc. Je ne faisais que ça. Espérant que ça donne. » Et la providence est de son côté. La plantation de manioc donne de bons tubercules. « J’ai vendu 80 sacs de manioc. Le sac est vendu à 3 000 francs CFA. Faites le calcul ! », lance-t-il, en sortant sa calculatrice. Avec les quelque 240 000 francs CFA, il fait confectionner une « caisse » par un menuisier. « J’ai acheté quelques portables et j’ai commencé à vendre, des appels et du crédit d’appel. »
Le jeune entrepreneur sait qu’il n’est pas le seul dans la zone. Il lui vient alors l’idée d’innover et de distancer ses concurrents. « J’ai fabriqué un tableau où j’ai installé cinquante prises électriques. J’ai bricolé. J’ai testé. Et ça marche », jubile-t-il

Source lemonde.fr


Par Israël Yoroba
Rédigé le Mercredi 6 Mai 2015 à 10:18 | Lu 476 fois | 0 commentaire(s)






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