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"La 25e heure" : Spike Lee a encore des choses à dire...

Le dernier jour d'un dealer avant la prison, et New York qui se remet tout juste du 11 septembre. Indispensable.


"La 25e heure" : Spike Lee a encore des choses à dire...
Ca faisait bien longtemps qu'on n'attendait plus avec impatience un film de Spike Lee. Depuis Malcolm X en 1992 - et encore - le réalisateur semblait tourner en rond et ne plus avoir grand chose à dire sur sa bonne ville de New York. Il faut croire que les évènements du 11 septembre ont malheureusement réveillé son inspiration. La 25e heure est l'histoire de Monty (un Edward Norton retrouvé après sa prestation ratée dans Dragon Rouge), un dealer, à qui il reste encore une journée à passer, avant de rentrer en prison. Il a 31 ans, il en ressortira à 38. Pendant ces dernières heures, Monty veut se mettre en paix avec lui-même. Il se ballade dans New York avec son chien Doyle, réfléchit à ses erreurs, se rabiboche avec son père, avant de passer une dernière soirée en compagnie de ses meilleurs amis Jakob (Philip Seymour Hoffman, toujours excellent), un prof d'université coincé et Frank (Barry Pepper, la révélation du film et sûrement le fils caché de Christopher Walken), un jeune loup de Wall Street à qui tout réussit. Et de sa copine Naturelle Riviera (Rosario Dawson, une bomba latina), qu'il soupçonne de l'avoir donné aux flics. Monty est meurtri, à l'image de sa ville. En bas de l'appartement de Frank, les buldozers continuent à ratisser, entre les ruines du World Trade Center... En apparence film classique, La 25e heure est en fait le premier véritable film d'après le 11 septembre. En mêlant le destin de Monty et de la ville qui l'a vu naître, Spike Lee se livre à une réflexion poignante et forte sur le deuil et sur l'attitude à adopter pour pouvoir survivre. Portée par une langueur jamais ennuyeuse, mais presque hypnotique, Spike Lee réussit quelques scènes d'anthologie, comme la séquence "Fuck you" devant la glace, décalque affiché de la scène "You talkin' to me" de Taxi Driver ou la séquence finale d'un bonheur qui ne sera jamais. On ressort de La 25e heure, laminé, déprimé, mais heureux d'avoir partagé cette dernière journée terrifiante en compagnie de ces magnifiques personnages. A voir absolument !

basango
Rédigé le Mardi 18 Mars 2003 à 00:00 | Lu 1461 fois | 0 commentaire(s)





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