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Hudi Neto VOUMBI-M'BYS CARRO

De Nouveaux Défis

Hudi Neto VOUMBI-M'BYS CARRO est un musicien francçais de 23 ans de père congolais et mère espagnole. A l'age de trois ans il tombe amoureux de la musique et tout de suite il a commence à jouer du saxophone. C'est en fait la musique, et non pas ses études en sidérurgie-métallurgie, qui lui permet de vivre au Congo.


Hudi Neto VOUMBI-M'BYS CARRO
Hudi Neto VOUMBI-M'BYS CARRO
Après avoir laissé une Europe battue par la crise, Hudi s’impose de nouveaux défis avec l'illusion qu'il n'y a rien à perdre, mais tout à gagner. Pour lui, le Congo était le pays de son père et maintenant c'est devenu aussi le pays qui le fait grandir comme artiste. Pourquoi as-tu laissé la France pour venir au Congo?
Maintenant la situation en Europe n'est pas facile. Avant de venir au Congo, j'ai passé une année et demi en vivant dans la rue et chez des amis en France et après j'ai décidé d'aller en Espagne pour passer du temps avec ma famille et mes amis et pour me ressourcer. Ce fut là-bas que mon frère et ma famille me firent réaliser qu'en Afrique je pourrais avoir des opportunités que je n'avais pas en Europe. Finalement j'ai obtenu un peu d'argent et je suis venu.

Qu'est-ce que tu as pensé quand tu es arrivé au Congo?
C'est ma première fois en Afrique. Je suis arrivé ici en Septembre 2011, mais mon père, qui est congolais, m'a beaucoup parlé de l'Afrique, donc quand je suis arrivé ça ne m'a fait aucune impression au début. Le Congo est plus vert que la France, dans le nord! Mais appart ça, je suis une personne qui s'adapte facilement aux nouvelles situations. Maintenant j'ai envie de commencer. Au Congo c'est facile de monter des projets, il y a beaucoup de choses à faire, c'est pour ça que je me sens très bien ici. C'est mieux qu'en France. Les congolais, en général, ne se rendent pas compte que l'Europe est en crise, il n'y a plus beaucoup d'opportunités.

Comment est-ce que tu as commencé avec la musique?
Depuis tout petit j'écoute de la musique. Avant de commencer à jouer des instruments, je chantais partout. Quand j'avais deux ans, je jouais avec la vaisselle de ma mère... Mon père a toujours chanté et composé de la musique. Je me souviens qu’une fois, il a participé au vernissage d'un événement avec plusieurs chanteurs africains dont Manu Dibango, ç'a été super.
A l'âge de trois ans, j'ai commencé au conservatoire. Au début, j'ai pensé jouer de la batterie ou de la guitare, mais finalement j'ai choisi le saxophone.

Pour quoi le saxophone?
C'était le saxophoniste camerounais Manu Dibango, qui me l'a fait découvrir. Le saxophone c'est un instrument très jeune. C'est un des derniers instruments créé et qui compte déjà une grande réputation. Mais c'est sa sonorité, qui m’a fait tomber amoureux du saxophone, je me sens libre...je ne peux pas l'expliquer, ce sont des sensations que je ne peux pas exprimer avec des mots. En plus, c'est l'instrument du jazz et dans une bande de jazz il faut toujours des instruments à vent.
 Il faut dire, quand même,  que le saxophone c'est un instrument qui coute cher et qui est très technique donc, ça prend, au moins, trois ans pour arriver à le gérer. Apres ça, tu commences à prendre du plaisir.
 
Es tu un Jazz -  man?
Je joue tout type de musique, mais j'aime beaucoup improviser et ça c'est un des points de base du jazz. Si tu es un jazzman il faut savoir improviser, autrement, de mon point de vue tu n’es pas un jazzman.
Aussi j'aime le jazz parce qu'il a une structure et des accords qu'il faut respecter, mais avec laquelle tu joues  des partitions et tu imprimes ton propre style, sans perdre l'esprit de la pièce originale.
C'est naturel pour moi de jouer du jazz grâce à mes racines, à mes sentiments, à ma façon de vivre. La musique m'a choisi et non pas le contraire.

D'où est ce que vient ton inspiration?
Tout m'inspire. J'écoute tout type de musique: reggae, jazz, blues, rock, métal symphonique, métal polyphonique, zouk, ndombolo, coupé décalé... j'ai besoin de découvrir de nouvelles choses, c'est pour ça que j'essaie de fréquenter des personnes qui ont voyagé, des personnes avec des points de vue différents.

Qu'est-ce que tu as trouvé musicalement au Congo?
Depuis que je suis arrivé mon son a changé. En Europe j'avais déjà perdu un peu le goût de jouer, là-bas j'avais l'impression d'avancer au ralenti. Par contre ici, c'est totalement différent, les musiciens me supportent et ça me fait travailler encore plus. Je pense que je suis en train d'améliorer mon son.
Bien que je sois européen, je suis un peu comme les congolais, je suis simple. J'aime bien voir, analyser et seulement après je donne mon opinion. Je me sens très bien en jouant avec des congolais, ça c'était un de mes buts: connaitre et savoir comment jouent les africains.
Ici il y a beaucoup de bons musiciens, mais le problème c'est qu'ils pensent souvent en premier lieu à l'argent et non pas à la musique, et bien que parfois je peux comprendre certaines situations, ça reste toujours comme une barrière.

Qu'est-ce que ça veut dire "Jazz Disciples"?
Le fait d'être plusieurs musiciens qui travaillent ensemble te permet d'apprendre de nouvelles choses et de changer ta manière de jouer. J'ai besoin d'être avec plusieurs personnes pour travailler la musique, je ne me vois pas en jouant tout seul.  Les disciples sont des personnes qui transmettent un message mais de divers points de vue, c'est ça qu'on fait.  On donne la touche jazz à tout ce qu'on joue. On garde l'âme de chaque chanson. Ce sera ça, c'est que le publique verra pendant le concert. On jouera des chansons d'Edith Piaf, Lionel Richie, des chansons africaines...avec la touche jazz mais facilement identifiable.

Est-ce que tu penses rester au Congo?
Au Congo j'arrive à gagner ma vie avec la musique. Pour l'instant j'ai beaucoup de projets. Je pense que ça sera un tremplin si je rentre en Europe.
 

Hudi Neto VOUMBI-M'BYS CARRO, Nuevos Desafìos
 
Hudi Neto VOUMBI-M'BYS CARRO es un mùsico francés de 23 anos de padre congolés y madre espanola. Con tan sòlo tres anos se enamorò de la mùsica y comenzò a tocar el saxofòn. Es de hecho la mùsica, y no sus estudios en siderurgia y metalurgia lo que le permite ganarse la vida en Congo.
Despùes de dejar una Europa abatida por la crisis, Hudi afronta nuevos retos con la ilusiòn de quien no tiene nada que perder y todo que ganar. El Congo era el pais de su padre y ahora es el pais que lo ve crecer como artista.


¿ Por qué dejaste Francia para venir al Congo ?
Ahora la situaciòn en Europa no es nada fàcil. Antes de venir al Congo, pasé un ano y medio viviendo en la calle y en casa de amigos en Francia. Después decidì ir a Espana para pasar un poco de tiempo con mis amigos y mi familia. Fue entonces, cuando mi hermano y mis familiares me hicieron darme cuenta de que en Àfrica podrìa tener màs oportunidades que en Europa. Al final conseguì un poco de dinero y vine.

¿ Qué fue lo primero que pensaste cuando llegaste al Congo ?
Esta es mi primera vez en Àfrica. Llegué aquì en Septiembre de 2011, pero mi padre, que es conogolés, me ha hablado mucho de Àfrica, asì que cuando llegué no me causò mucha impresion. Al entrar en aviòn por la zona norte del pais se ve todo mucho màs verde que en Francia, a parte de eso, soy una persona que se adapta fàcilmente a las nuevas situaciones. Ahora tengo ganas de comenzar. El Congo es un lugar donde se pueden montar muchos proyectos, hay muchas cosas por hacer aùn, es por eso que me siento bien aquì, es mejor que en Francia. Los congoleses no se dan cuenta que con la crisis, en Europa, no hay muchas màs oportunidades.

¿ Còmo comenzaste con la mùsica ?
Desde muy pequeno escucho todo tipo de mùsica. Antes de empezar a tocar un instrumento cantaba por todas partes. Cuando ténia dos anos tocaba con la vajilla de mi madre. Mi padre siempre ha cantado y compuesto mùsica. Me acuerdo de una vez, que èl ha participado en la inauguraciòn de un evento donde habìa màs artistas africanos, como Manu Dibango, fue genial.
Con tres anos, comencé en el conservatorio. Al principo pensè en tocar la baterìa o la guitarra, pero al final me decanté por el saxofòn.
 
¿ Por qué el saxofòn ?
Fue el saxofonista camerunés, Manu Dibango, quien me hizo descubriri el saxo. El xasofòn es un instrumento muy joven. Es uno de los ùltimos instrumentos creados y que cuenta ya con una gran reputaciòn. Pero fue su sonoridad la que me enamorò, yo me siento libre… no lo puedo explicar, son sensaciones que no puedo explicar con palabras. Ademàs es un instrumento de jazz y en una banda de jazz es necesario un instrumento de viento.
Es necesario decir también, que el saxofòn en un instrumento caro y muy técnico, por lo que deben pasar al menos 3 anos hasta que empiezas a tocarlo y a disfrutar.

¿ Eres un jazz-man ?
Yo toco todo tipo de mùsica, pero me gusta mucho improvisar y esa es la base del jazz, la improvisaciòn. Si eres un jazz-man tienes que saber improvisar, si no, desde mi punto de vista no eres un jazz-man.
También me gusta el jazz porque hay una estructura y unos acordes que es necesario respetar, pero con la que tu tocas una partitura y tu imprimes tu propio estilo , sin perder el espìritu original de la obra.
Para mì, gracias a mis raìces, a mis sentimientos, mi manera de ver la vida es natural hacer jazz. Es la mùsica la que me ha elegido a mì y no al contrario.

¿ De dònde viene tu inspiraciòn ?
Todo mi inspira. Escucho todo tipo de mùsica reggae, jazz, blues, rock, metal sinfònico, metal polifònico, zouk, dombolo, coupé décalé...Necesito descubrir siempre cosas nuevas, es por eso que intento estar siempre con artistas que me puedan aportar algo, que hayan viajado o con distintos puntos de vista.

¿ Qué has encontrado musicalmente en Congo ?
Desde que llegué al Congo mi sonido ha cambiado. En Europa ya habìa perdido un poco el gusto de tocar, ténia la impression de no estar aprendiendo nada nuevo. Por el contrario, aquì es totalmente diferente, los mùsicos me apoyan mucho y eso me hace trabajar aùn màs. Creo que estoy mejorando mi sonido.
Por otro lado, aunque yo soy européo, soy un poco como los congoleses, soy simple. Me gusta ver, analizar y sòlo después doy mi opiniòn. Me siento muy bien tocando con los congoleses y era uno de mis objetivos : conocer còmo tocan los africanos.
Aquì hay muy buenos mùsicos, pero el problema es que normalmente piensan en el dinero antes que en la mùsica, y aunque a veces puedo entender su situaciòn, se convierte siempre en una barrera.

¿ Qué quiere decir « Jazz Disciples » ?
El hecho de ser varios artistas que trabajan juntos nos da la posibilidad de aprender unos de otros y de cambiar nuestra manera de tocar. Necesito estar con otras personas para trabajar mi mùsica, no me veo tocando solo. Los discìpulos son personas que transmiten un mismo mensaje pero de manera distinta, y es eso lo que nosotros hacemos. Damos el toque jazz a todo lo que tocamos. Conservamos el alma de cada canciòn. Es eso lo que el publico verà en el concierto. Tocaremos canciones de Edith Piaf, Lionel Richie, canciones africanas…todas con el toque jazz, pero fàcilmente identificables.

¿ Te quedaràs en el Congo ?
En el Congo consigo ganarme la vida con la mùsica. Por el momento tengo muchos proyectos aquì. Pienso que serà un trampolìn para cuando regrese a Europa.
 
 

Rédigé le Jeudi 23 Février 2012 à 15:53 | Lu 783 fois | 0 commentaire(s)






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