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Barack Obama-mania

Un Noir en route pour la Maison Blanche ?

Il est jeune, 45 ans, le cinquième sénateur noir de l’histoire américaine et seul africain américain à y siéger actuellement, il galvanise les foules comme peu l’ont fait avant lui au point que son nom revient sur toutes les lèvres pour l’investiture démocrate en vue des élections présidentielles de 2008.


Peu d’expérience politique ? Pas assez aguerri ? Ses nombreux partisans ont déjà la réplique, et elle va chercher loin : John Fitzgerald Kennedy n’avait-il pas 43 ans lorsqu’il accédait au pouvoir, après pas plus de deux ans passés comme sénateur ?
Bref Barack Obama suscite les grandes comparaisons, même si on aurait rétorqué aux enthousiastes hâtifs que JFK n’était pas noir lui. Une véritable Barack Obama-mania traverse les Démocrates actuellement, sous l’évidente emprise du candidat noir qui monte.
Ce jeune avocat diplômé de Harvard et qui s’était surtout consacré à la défense des droits civiques et à la justice sociale avant d’entrer en politique est né d’un père kenyan et d’une mère américaine originaire du Kansas, qui l’a élevé à Hawaï, en Indonésie avant de revenir aux Etats-Unis.

Réputé charmant et d’un physique plutôt avantageux, c’est son charisme et son oralité qui ont électrisé les démocrates massivement présents lors de la Convention démocrate de l’investiture en 2004. Depuis, la cote du sénateur ne cesse de grimper et la présentation de son livre «The audacity of Hope» -L’Audace de l’Espoir- est aussi pour lui l’occasion de tester sa popularité et d’occuper le terrain national.

Et là il croisera probablement la route de Hillary Clinton, sénateur de New York, qui voudrait elle aussi briguer l’investiture démocrate pour 2008. Les partisans d’Obama estiment que Hillary Clinton, qui avait soutenu l’invasion américaine sera piégée par son passé ce qui donnera les coudées franches à leur champion. C’est à voir. Il est vrai que dans un pays où un candidat à l’élection présidentielle ne se présente en général pas plus de deux fois s’il n’est pas victorieux, il y a une forme de prime à la nouveauté, à la jeunesse. Mais…

Les chances d’Obama ne sont pas nulles, malgré le racisme et le précédent que constituerait un Noir à la Maison Blanche, circonstance qui à elle seule suffirait à faire basculer un scrutin contre le sénateur de l’Illinois. Des commentateurs spéculent pourtant de ce que l’Amérique en mal de figures nouvelles, de rafraîchissement politique pourrait justement choisir la différence, un Noir…
L’Amérique est en plein traumatisme irakien, les nouvelles du front sont catastrophiques et après être partis avec fierté et orgueil mâter les Musulmans de l’Axe du mal, les soldats et l’état major en sont presque à jeter honteusement l’éponge. Pour une puissance aussi dominatrice, détentrice de l’arme nucléaire, face à une guérilla aux armes urbaines sans technologie révolutionnaire, le choc est dur à encaisser, d’autant plus que la médiatisation de l’opération américaine avait atteint des sommets télévisuels. Ce traumatisme pourrait impacter les comportements électoraux, et la sanction infligée aux gestionnaires de cette guerre qui a tué plusieurs milliers d’Américains [plus encore pour les Irakiens] pourrait bien se poursuivre jusqu’aux élections présidentielles de 2008.

De plus les noms de Colin Powell ou de Condoleezza Rice ont déjà été cités pour l’investiture républicaine ou au moins comme personnalité politique de premier plan, ce qui a probablement permis de lever certains freins raciaux. Les militants ne découvrent donc pas en Barack Obama une situation inimaginable, et son charisme ne fait pas oublier sa formation dans le moule de Harvard, très profilé «classe dirigeante» américaine. Le discours de Obama sur le retrait progressif d’Irak ou sur la justice sociale est susceptible de rallier les insatisfaits de la campagne irakienne et ceux qui sont sensibles à un secteur public aux missions plus importantes alors que l’Amérique compte près de 700 000 SDF et une pauvreté inquiétante, de même qu’une absence de l’Etat dans des pans entiers des secteurs sociaux.

Président ou pas, candidat ou pas, il y a déjà une avancée dans la condition potentielle des Africains Américains dans le fait qu’un membre de leur communauté soit éligible à l’investiture présidentielle, cela montre qu’une partie de l’Amérique accepte l’idée, pas encore le fait, d’être dirigée par un Noir, ce qui par rapport à il y a 30 ans relève pratiquement … du miracle.

Source Afrikara.com

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Afrikara.com
Rédigé le Samedi 18 Novembre 2006 à 12:57 | Lu 2495 commentaire(s)


Tags : barack obama




1.Posté par fofana abou sina le 05/06/2007 16:35 | Alerter
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je suis un très grand fan de BARACK OBAMA.


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Vendredi 16 Décembre 2016 - 17:10 PATRICIA ESSONG

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