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BELINDA AYESSA

Des dépêches à la Fondation...

Rédigé le Lundi 29 Juin 2009 à 01:21 | Lu 1962 fois | 0 commentaire(s)

Ses yeux de biche, son allure douce et son sens du relationnel, Belinda Ayassa jouit de l’affection et de la sympathie de son entourage familial et professionnel. Elle nous livre en toute simplicité ses opinions.


Belinda
Belinda
Vous avez le sens de l’autorité, une continuité dans l’effort, mais toujours à l’écoute des autres, quel est votre secret ?
Belinda AYESSA
: Une forte croyance en l’amour de Dieu. Sans lui, tout vous paraîtra compliqué dans ce monde où rien n’est donné d’avance, à commencer par les comportements et les caractères des hommes. De là découle tout le reste, principalement le sens de l’autorité auquel vous faites allusion et le respect des autres et de soi, pour ne pas trahir les principes. J’exige souvent de mes collaborateurs et collaboratrices, de la créativité, de la suite dans les idées et un effort soutenu dans l’action. Je suis attachée aux horaires de travail, à la programmation méticuleuse, logique et cohérente des activités pour ne pas évoluer à l’aveuglette et surtout pour savoir lire les événements, afin de prévoir, et au besoin d’anticiper.
Mais, il n’est pas normal d’être aussi exigent et ne pas être capable de faire confiance aux autres, ou de les écouter. Ce sont eux qui m’aident à réaliser ce que je fais. Mon secret donc, s’il en est un, est que j’écoute beaucoup, parce que j’ai de la considération pour les autres, je suis prévoyante et rigoureuse.


Vous régentez votre petit monde avec une main de fer, mais au fond n’est ce pas le moyen pour vous de cacher votre très grande sensibilité de femme ?
Belinda AYESSA :
Non, il n’est pas exclu que l’on soit à la fois ferme dans ses décisions, dans sa manière de faire et tendre dans les relations humaines. On peut tout à fait être résolu et sensible. J’aime bien qu’on respecte le travail, qu’on accomplisse ce qu’on doit avec tout son cœur. Je suis de celles qui viennent au bureau et qui y restent. J’arrive chaque jour à 10 h, parfois plus tôt, et je le quitte à 20 h et, en fonction du volume du travail, parfois plus tard. C’est ce qui explique que, ceux qui viennent pour travailler avec le Mémorial me trouvent toujours au bureau. Je pense qu’on doit effectuer correctement ce qu’on a décidé de faire, ce qu’on a accepté de faire, autrement c’est du laxisme, un mal par qui arrivent toujours l’incompétence, la décadence d’une structure, la déchéance des cadres. Ceux qui m’entourent, ceux que je fréquente dans les diverses démarches que j’entreprends pour le Mémorial savent, qu’autour de moi, il y a la chaleur humaine, la convivialité, le sourire et la joie de vivre, sans pour autant que je ne faiblisse dans le travail à accomplir.

Votre souci d’efficacité vous à permis très tôt d’avoir des responsabilités, racontez nous vos débuts professionnels ?
Belinda AYESSA :
j’ai intégré le monde du travail à un moment difficile de la vie nationale. Au sortir de la guerre ce qu’il y avait à faire était énorme. Il fallait remettre le pays sur les rails et, en ce qui me concerne m’adresser à une opinion publique (parce qu’en fait je suis journaliste) fragilisée par les événements, presque traumatisée. Voilà dans quelles circonstances je me suis insérée dans le monde du travail. Je me suis engagée sans hésiter, j’étais au service d’un idéal profondément humain et c’est ainsi que je me suis formée, en écoutant mon métier et en me laissant façonner par lui. L’enthousiasme et la passion (j’étais dans la vingtaine) que cet élan a insufflé en moi, restent entiers, intacts jusqu’à présent.

Vous avez un contact étroit avec la jeunesse, expliquez nous pourquoi ?
Belinda AYESSA :
vous savez que la jeunesse apprécie beaucoup ceux qui respectent certaines valeurs. Elle est souvent à la recherche des modèles en qui elle peut s’identifier. Je représente sans doute quelque chose pour tous ces jeunes qui arrivent ici et qui n’hésitent pas à me jeter des fleurs. En retour, je les incite toujours au travail, à préférer l’effort à la paresse et à la tricherie. Je les exhorte souvent à aller de l’avant dans leurs études. Je profite souvent de la personnalité de Pierre Savorgnan De Brazza pour les pousser à aimer ce qu’ils entreprennent et à travailler avec passion et conviction. La plupart du temps, De Brazza allait à pied sur des très longues distances, il bravait le froid, les intempéries, la faune sauvage etc. Ce n’est qu’une grande conviction qui peut faire cela. Beaucoup d’entre eux m’appellent affectueusement yaya ou maman Belinda. C’est un rapport plutôt naturel, une relation humaine et interactive que j’ai avec eux.

Depuis des années votre passion pour la culture est restée intacte, qu’est ce qui vous anime ?
Belinda AYESSA :
j’admire beaucoup les talents. Je suis très enthousiaste. Lorsque je suis dans un spectacle, je n’arrive jamais à me retenir et j’applaudis toujours les bonnes choses. Je ne sais pas pourquoi, mais l’épanouissement de la personnalité par l’objet culturel, l’expression individuelle, en fait le talent, me passionnent. Voilà pourquoi je suis attirée par des grandes expositions, les défilés de mode, les spectacles culturels car, là au moins on retrouve l’homme vrai, débarrassé du fait semblant. Un jeune peintre a exposé au Mémorial l’année dernière pendant 2 semaines. Dans ses toiles, j’ai vu le vrai homme qu’il était, la passion qu’il avait pour la vie, l’amour qu’il avait pour les autres, j’ai découvert son expression, son talent. Enfin de compte ce qui m’anime est à la fois instinctif et rationnel.

Tout ce qui touche à notre patrimoine, à l’édification de constructions solides vous sensibilise, avez-vous l’envie des projets en cours ?
Belinda AYESSA :
Autant que je puisse vous comprendre, j’en ai beaucoup. Mes collaborateurs et moi avons l’ambition d’offrir au visiteur le mieux que nous pouvons. Vous pouvez constater en arrivant au Mémorial que nous avons apporté des innovations à la configuration originelle de l’édifice. Le bas relief et la fresque témoignent de cette histoire qu’on découvre ici, mais également des vitrines qui ont élargi notre exposition permanente et les écrans qui diffusent des images en boucle. Nous voulons aller au-delà de tout cela mais les moyens sont encore modestes. Vous savez que le Mémorial fonctionne aujourd’hui comme une véritable structure culturelle.

Vous avez un bon relationnel et ajouté à votre grâce, cela vous permet de réussir partout. Comment faites vous pour garder la tête sur les épaules ?
Belinda AYESSA :
Ah ! Je suis enthousiaste, il est vrai, mais je suis réaliste. Je ne pousse pas mon enthousiasme jusqu’à l’extravagance. Je suis "bon vivant", comme on dit, je suis joviale, mais je ne suis pas superficielle. Je sais prendre la mesure des choses, je sais où m’arrêter et quand m’arrêter, parce que notamment, je ne veux jamais paraître désagréable ou encombrante pour les autres. Alors, je garde la tête froide et c’est le cœur qui est chaud.

Vous aimez le monde des arts, qu’en est – il du luxe, de la mode et de l’élégance ?
Belinda AYESSA :
J’aime la vie et, quand j’en ai l’occasion, je me relaxe du mieux que je peux. Et comme toutes les femmes, j’ai du goût, je peux apprécier. J’admire beaucoup les domaines d’épanouissement de la personnalité humaine que vous venez de citer. Je les apprécie d’autant plus que c’est lié à la culture. J’aime bien participer à des défilés de mode et quelque fois même j’ai été retenue comme membre du jury de délibération. Récemment j’ai été invitée à assister au défilé de mode organisé à Kinshasa à l’occasion du lancement du Wax Vlisco.

Aujourd’hui le mémorial Savorgnan de Brazza et Belinda ne font qu’un, en êtes-vous consciente ?
Belinda AYESSA :
C’est un compliment que vous me faites là, merci. Mais c’est bien à cause de mon implication dans le travail que nous avons accompli pour la visibilité du Mémorial. Il y avait un préjugé défavorable au départ et il fallait soigner son image. La stratégie mise en place impliquait que nous soyons au centre de toute l’action. Alors, inévitablement l’édifice s’est épanoui avec cette empreinte, un peu à mon corps défendant. Dans l’opinion publique c’est ce qui se dégage, je n’y suis vraiment pour rien, c’est ainsi.

Derrière votre sourire, on sent que vous ne vous engagez jamais à la légère, êtes-vous une femme passionnée ?
Belinda AYESSA :
Sans doute. Lorsque je m’engage dans un projet, je m’implique à fond pour saisir toutes les opportunités et le faire tout à faire éclore, et entièrement.

D’où vient cette tendresse particulière auprès des enfants ?
Belinda AYESSA :
Là aussi je crois qu’il est question d’identification. Je suis, de façon naturelle, portée vers la jeunesse et surtout la couche la plus tendre. J’ai cet élan spontané d’aller vers les enfants et c’est souvent avec joie qu’ils m’entourent. Certains dimanches, il y a des encadreurs qui conduisent des enfants au Mémorial, parfois en grand nombre. Alors, les petits se mettent à jouer ou à faire des numéros de théâtre, et cela prend parfois tout un après midi. Il en a été ainsi des paroisses Saint Esprit de Moungali, Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Ngambio ou des collèges les cannetons, les Mickey et Maman Diakiesse de Kinshasa. Que ces encadreurs trouvent ici toute notre gratitude.

Être charmante, courtoise et intelligente à la foi, n’est ce pas parfois un handicap, comment réagissez vous aux critiques ?
Belinda AYESSA :
Vous voulez dire que tous ces compliments sont un atout pour moi, je l’espère ! Il ne saurait en être autrement. Le charme est naturel, je ne le force pas ; la courtoise, Dieu merci, je la dois à mon éducation. Je trouve que les gens peuvent avoir leur opinion sur ma personne ou sur le Mémorial, c’est leur droit. Ils peuvent exprimer cela, c’est également leur droit. Dans le halle du Mémorial nous avons ouvert une boîte à idées que nous consultons à intervalles réguliers. Bon, mais tout de même, mon souhait est que la critique ne soit pas malveillante. Ce projet est trop précieux pour mériter le mépris.

Qu’est ce qui vous séduit chez un homme ?
Belinda AYESSA :
La sincérité, la reconnaissance.

Êtes-vous une femme méticuleuse ?
Belinda AYESSA :
Je suis très regardante, j’aime si bien faire les choses que je ne veux rien laisser au hasard. J’aime scruter, découvrir ce qu’il faut.

Comment faites vous pour inspirer confiance ?
Belinda AYESSA :
J’aime arrondir les angles de la vie, je cultive le bon vivre, la convivialité. Mon sourire exprime ma bonne humeur et celle-ci, m’a- t- on dit, est le plus grand charme de la vie. Alors les gens ont beaucoup de facilité à m’approcher. Je mets toujours des atouts de mon coté afin de cultiver de bonnes relations humaines.

Vous avez un sens esthétique infaillible. Pensez-vous que cet atout permet de nouer des contacts plus facilement ?
Belinda AYESSA :
je bénis Dieu pour cela. Mais une fois de plus, j’ai de la considération pour les autres et je les respecte. Les gens m’abordent facilement et c’est bien ainsi.

Où trouvez-vous votre équilibre ?
Belinda AYESSA :
Dans un savant dosage de rêve et de réalisme. Je suis souvent mue par de grandes idées qui me guident dans tout ce que je fais, qui justifient mon action et les relations que j’ai avec les autres. Quand il faut s’amuser, on s’amuse ! Quand il faut travailler, on le fait sérieusement.

Si vous deviez choisir une autre fonction, quelle voie choisiriez-vous ? Styliste ?
Belinda AYESSA :
Pourquoi pas. Tout est une question de vocation, de destin. Pour l'instant je remercie le ciel de ce que je suis.

Belinda Ayessa a gagné le respect et la sympathie d’un public acquis aux causes qu’elle défend par son sens du devoir, sa persévérance et sa sérénité.
Ses sentiments nobles lui donnent cette force particulière de réussir là où d’autres auraient déguerpi. Puisse-t-elle continuer à nous accueillir dans ce haut lieu touristique qu’est le Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza et nous faire découvrir d’autres sites historiques liés à son passage.






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